Syrie, la guerre et l’impunité


article de la rubrique international > justice internationale
date de publication : jeudi 20 août 2020
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IL Y A 7 ANS, BACHAR AL ASSAD GAZAIT À MORT 1454 SYRIENS À LA GHOUTA EST, BANLIEUE DE DAMAS - Communiqué commun dont la LDH est signataire [1]


19-08-2020 : Après bientôt 10 ans de crimes de guerre et crimes contre l’humanité subis par le peuple syrien, rassemblons-nous pour que le vendredi 21 Août soit l’occasion d’exprimer notre solidarité et notre détermination pour dire non à l’oubli et à l’impunité. (RASSEMBLEMENT DEVANT LA FONTAINE DES INNOCENTS
VENDREDI 21 AOÛT 2020 DE 17H À 19H - PLACE JOACHIM DU BELLAY PARIS 1ER (MÉTRO LES HALLES)

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17-08-2020 : "L’attaque d’un drone américain contre des position de l’armée syrienne près de la ville de Qamishli (gouvernorat de Hassaké) a fait un mort et deux blessés du côté syrien, relate ce lundi l’agence Sana. Les forces armées américaines continuent de contrôler des territoires dans le nord-est de la Syrie en coopération avec les unités arabo-kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS). La plupart des militaires américains se trouvent près des champs pétroliers et gaziers dans les gouvernorats d’Hassaké et de Deir-ez-Zor.

Les autorités syriennes ont déclaré à maintes reprises que les États-Unis violaient la souveraineté syrienne en maintenant une présence militaire en Syrie afin de s’emparer des ressources naturelles de ce pays." [2]

03/02/2020 : "Des combats entre soldats turcs et armée syrienne ont fait lundi 3 février, 17 morts dans le nord-ouest de la Syrie, faisant monter d’un cran les tensions entre Ankara et Moscou, le principal allié de Damas.

Il s’agit de l’incident le plus grave entre Damas et Ankara depuis l’intervention de la Turquie dans le conflit syrien en 2016 pour combattre le groupe Etat islamique (EI) et contrer l’avancée des forces kurdes près de sa frontière. " [3]

15/01/2020 : "Des dizaines de civils et de combattants ont péri depuis mercredi dans des bombardements et d’intenses combats entre les forces du régime syrien et des groupes jihadistes dans la province d’Idleb (nord-ouest).

Cette escalade intervient au lendemain de la mort de 18 civils dans des frappes du régime sur la ville d’Idleb (...)

"Les combats ont éclaté vers minuit mercredi au sud de la ville de Maaret al-Noomane, en même temps que de violents bombardements malgré la trêve russo-turque", a indiqué le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane." (AFP - 16 janv. 2020)

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"L’aide humanitaire transfrontalière apportée à la population syrienne depuis 2014, est prolongée par le Conseil de sécurité de l’ONU pour six mois via uniquement deux points - au lieu de 4 jusqu’à présent - frontaliers avec la Turquie.

Après de multiples concessions des Occidentaux depuis fin décembre, une résolution de l’Allemagne et de la Belgique a été adoptée en ce sens par onze voix pour, quatre pays s’abstenant : la Russie, la Chine, les États-Unis et le Royaume-Uni.

L’autorisation transfrontalière, renouvelée jusqu’à présent annuellement par l’ONU avec quatre points frontaliers, expirait vendredi soir, 10 janvier 2020.

La Belgique et la France ont déploré « la réduction de la portée » de l’autorisation transfrontalière. « Onze millions de Syriens ont besoin d’une assistance humanitaire », a rappelé l’ambassadeur belge à l’ONU, Marc Pectseen de Buytswerve." [4]

Guerre en Syrie : "Une catastrophe humanitaire se déroule sous nos yeux" juge le médecin Raphaël PITTI [5]

(Exode : "ZIAD ALISSA : "Cette aide humanitaire est vitale. Elle est très importante ... il y a vraiment un risque majeur avec les nouvelles vagues de déplacés vers la frontière turque. Avec la pénurie de tout, il y a une véritable urgence. Si l’aide ne rentre plus ...") [6]

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Une autre lecture d’un conflit qui dure depuis près de 9 ans - juin 2019 :

"Monsieur le Président,

Mettre fin aux souffrances des Syriens à Idlib et dans d’autres régions exige :

Premièrement : Contrer les principales causes de ces souffrances. À savoir, les politiques des gouvernements qui parrainent le terrorisme, les agissements des organisations terroristes et des milices ainsi instrumentalisées, les crimes incessants commis par ladite « Coalition internationale », y compris les incendies délibérés des récoltes d’orge et de blé.

À ce propos, il y a deux jours, le régime turc a publié une annonce en langue arabe, adressée aux agriculteurs syriens, pour leur faire savoir que le gouvernement turc était disposé à acheter leurs récoltes en Livres turques.

En d’autres termes, ce qui n’aura pas été brûlé pourra être vendu à la Turquie au quart de son prix. Ce qui n’empêche pas qu’on nous accuse de nuire à la Turquie. Non, ce n’est pas le cas. Le régime turc ne respecte absolument pas les règles de bon voisinage. S’il possédait une once de sagesse politique, il réfléchirait à l’avenir, abstraction faite du droit international et des accords organisant les relations entre la Turquie et la Syrie. C’est ce qu’il devrait faire : tenir compte de l’avenir, car nous sommes présents dans cette région par le fait de la Géographie et de l’Histoire. Le régime d’Erdogan ne devrait pas ouvrir nos frontières communes aux dizaines de milliers de terroristes étrangers (...)

Deuxièmement : Mettre fin à la présence illégale des forces américaines et turques sur le territoire de la République arabe syrienne et, en conséquence, aux souffrances de millions de civils dans les régions contrôlées par ces mêmes forces.

Troisièmement : Lever immédiatement et sans conditions les mesures économiques coercitives unilatérales et illégitimes imposées au peuple syrien ; lesquelles constituent un terrorisme économique et une punition collective.

Quatrièmement : Faire cesser la politisation délibérée et systématique de la situation humanitaire ainsi que son exploitation à des fins totalement contraires aux principes de l’action humanitaire.

Cinquièmement : Soutenir les efforts de l’État syrien en vue de la reconstruction de ce qui a été détruit par le terrorisme -je vous laisse juge du but recherché par ces destructions- ; faciliter le retour des Syriens déplacés dans la dignité et la sécurité et travailler à diriger les promesses des donateurs dans ce sens.

Monsieur le Président,

En dépit de l’adoption de plus de 46 résolutions en rapport avec la lutte contre le terrorisme par le Conseil de sécurité, de la guerre terroriste imposée à mon pays depuis presque neuf années, de ses conséquences et du rôle tenu par les gouvernements de certains pays pour la prolonger, certains en dehors et au sein même de ce Conseil continuent à exploiter le terrorisme jusqu’à y voir un partenaire, au lieu de construire un partenariat avec la Syrie pour l’éradiquer. Là aussi, je vous laisse juge du but de telles manœuvres.

Ici, je réaffirme que le gouvernement syrien ne pliera pas devant la guerre terroriste qui lui est imposée ..." (extraits de l’intervention du délégué permanent de la Syrie aux Nations Unies, le Docteur Bachar al-Jaafari, le 18 juin 2019) [7]

(carte des sites "rebelles" en 2018)

P.-S.

(L’offensive de Khan Cheikhoun, baptisée "Aube d’Idleb" par le régime a lieu lors de la guerre civile syrienne. Elle est lancée le 6 mai 2019 par l’armée syrienne et ses alliés contre les groupes djihadistes et rebelles, malgré un accord conclu le 17 septembre 2018 par la Russie et la Turquie, qui prévoyait l’instauration d’une zone démilitarisée à Idleb.) [8]


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