les Palestiniens sont des êtres humains, pas des cibles


article de la rubrique international > justice internationale
date de publication : lundi 28 mai 2018
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Un bateau partira de Gaza mardi 29 mai, pour "briser le blocus". Lire la Tribune : "Israël, 70 ans, et après ?" [1]


Un bateau pour Gaza :

"Le 31 mai 2010, des commandos israéliens avaient mené un assaut contre le "Mavi Marmara", un navire affrété par une ONG turque. Neuf militants turcs avaient été tués dans l’attaque et un dixième avait succombé plus tard à ses blessures. Le ferry faisait partie d’une flottille internationale dont l’objectif déclaré était d’apporter de l’aide humanitaire à Gaza et d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les conséquences du blocus.

Un bateau partira de Gaza mardi 29 mai 2018. "Il est temps de mettre fin au blocus", a dit Salah Abdel Ati, militant des droits de l’homme et membre du comité d’organisation de la Grande Marche du Retour, tout en demandant aux Nations unies, au Comité international de la Croix-Rouge et à l’UE d’assurer la protection de ce voyage. " [2]

23/05/2018 : "Edouard Philippe annule son déplacement en Israël et dans les Territoires palestiniens, prévu les 31 mai et 1er juin, "pour des raisons d’agenda intérieur lié au travail gouvernemental des prochains jours", a annoncé Matignon.

M. Philippe devait notamment inaugurer le 1er juin à Jérusalem la Saison croisée France-Israël au côté de son homologue israélien Benjamin Netanyahu. Une visite à Ramallah, dans les Territoires palestiniens, était également au programme, ainsi qu’à Tel Aviv, selon des sources locales." (actu.orange.fr/politique/israel-et-territoires-palestiniens, 23/05/2018)

La France appelle Israël à "la retenue" :

Par la voix d’Emmanuel Macron, la France a condamné les violences des forces armées israéliennes. Le chef de l’État, qui s’est entretenu au téléphone avec son homologue palestinien et le roi de Jordanie Abdallah II, a ajouté qu’il parlera à tous les acteurs de la région dans les prochains jours.
Selon l’Élysée, il a également souligné lors de ces échanges "le droit des Palestiniens à la paix et à la sécurité"
Jean-Yves Le Drian a exhorté les autorités israéliennes au "discernement" et "à la retenue dans l’usage de la force", réaffirmant que le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem contrevenait au droit international. (...)

La président turc accuse Israël de "génocide" :

Face à des étudiants turcs à Londres, Recep Tayyip Erdogan a accusé lundi Israël de "terrorisme d’État" et de "génocide" (...) Le pays a rappelé pour consultations ses ambassadeurs en Israël et aux États-Unis." [3]

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Vidéo du journal Le Monde : "La situation à Gaza en cartes" (Cf. post-scriptum)

"Israël, 70 ans, et après ?" (extraits) :

"Ce qui n’est pas supportable, c’est la négation assumée des droits du peuple palestinien par la force brute de la répression et des armes.

S’appropriant les terres, cantonnant les Palestiniens à des territoires de plus en plus réduits, les différents gouvernements israéliens détruisent de plus en plus sûrement tout espoir que deux États puissent vivre en paix, côte à côte, avec Jérusalem comme capitale commune.

Le résultat de leur politique interroge, certes, sur la possibilité de cette solution. (...)

Seule l’intervention de la communauté internationale permettra de peser sur les deux parties, en particulier sur les autorités israéliennes, qui se sentent revêtues de l’impunité que leur confère le soutien indéfectible des États-Unis.
C’est donc à l’Union européenne d’agir...." [4]

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"Une enquête internationale ?" :

"Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a appelé jeudi 17 mai, à "une enquête internationale" sur les "crimes" des forces israéliennes dans la bande de Gaza, à l’ouverture au Caire d’une réunion extraordinaire de l’organisation panarabe." (AFP)

"Mensonges ??" :

"Ismail Haniyeh, chef de file du Hamas à Gaza, a effectué dimanche une brève visite en Égypte. Selon Israel Katz, ministre israélien des Renseignements, un membre des services de renseignement égyptiens lui a dit avoir la preuve que son mouvement finançait les manifestations et utilisait des femmes et des enfants comme « munitions vivantes ».(...)

Son interlocuteur « lui a clairement fait comprendre que, si cette situation perdurait, Israël prendrait des mesures beaucoup plus dures, que l’Egypte ne réagirait pas et qu’elle ne l’aiderait pas  », a-t-il expliqué à Radio Israël. « Haniyeh est rentré à Gaza, le Hamas a donné un ordre (...) et cette protestation spontanée qui échappait aux manifestants s’est miraculeusement achevée », a ajouté le ministre.

Les autorités égyptiennes n’ont pas réagi à ses propos, que le Hamas dit mensongers. [5]

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15/05/2018 : "Israël a vu le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse soutenir l’idée d’investigations lancée par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres dès fin mars, quand avait commencé la mobilisation gazaouie par une première journée sanglante. Le grand allié américain lui a renouvelé son ferme soutien à Israël au Conseil de sécurité de l’ONU.
Ankara a renvoyé l’ambassadeur israélien et Israël a renvoyé le consul général turc à Jérusalem. Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se sont accusés d’avoir les mains "couvertes de sang" palestinien pour le second, kurde pour le premier."

14 mai 2018 : "La journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis 2014

Des dizaines de milliers de Gazaouis se sont rapidement rassemblés aux abords des barbelés de la frontière lourdement gardée par l’armée israélienne dont les effectifs avaient été doublés en prévision. Des petits groupes de jeunes ont marché vers la barrière de sécurité, certains lançant des pierres aux soldats, avant d’essuyer des tirs en retour."

" 2.200 blessés, dont 900 par balles et beaucoup dans un état critique. Au moins un ambulancier abattu et une douzaine de journalistes blessés. Le correspondant de France Info à Gaza témoigne qu’Israël a fait tirer sur des manifestants palestiniens qui se trouvaient « à plus d’une centaine de mètres de la barrière et qui ne présentaient aucun risque pour qui que ce soit ».

"Les dizaines de manifestants tués en moins de 24 heures, sans compter des centaines blessés, viennent s’ajouter aux 58 victimes des précédentes marches. La journée festive côté israélien a été aussi la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans la bande de Gaza." [6]

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"LES PALESTINIENS SONT DES ÊTRES HUMAINS, PAS DES CIBLES (Communiqué LDH)

Rien ne peut justifier la mort d’au moins trente-huit Palestiniens et les blessures infligées à plusieurs centaines d’entre eux, dont il n’est même pas avéré qu’ils étaient en possession et usaient d’armes à feu.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) considère que les autorités civiles d’Israël et les responsables de l’armée israélienne, qui définissent les conditions d’emploi des armes, et les soldats qui acceptent d’exécuter les ordres donnés portent l’entière responsabilité de ce qu’une enquête impartiale pourrait qualifier de crime de guerre.

Ce déferlement de violences commises à l’égard de manifestants désarmés n’est possible qu’en raison de l’impunité de leurs auteurs, consacrée par la législation israélienne et confortée par le soutien sans limite des Etats-Unis, et par l’inaction de l’Union européenne.

Au-delà des condamnations verbales qui ne manqueront pas d’avoir lieu, la LDH demande au gouvernement français d’adopter les mesures nécessaires pour marquer son refus de tels agissements."

LDH Paris, le 14 mai 2018 [7]


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