atteinte à la liberté d’expression à Fréjus


article de la rubrique extrême droite > Rachline, maire de Fréjus
date de publication : mardi 11 novembre 2014
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Le parti de Jean-Luc Mélenchon invite jusqu’au 11 novembre les Français à venir voter dans la rue ou sur les places pour ou contre l’instauration d’un droit de révoquer les élus. La police municipale de Fréjus a vainement tenté, dimanche 9 novembre 2014, de s’opposer à la présence sur un marché de la ville d’un stand où le Front de Gauche avait organisé cette “votation citoyenne”.

Le sénateur maire de Fréjus, David Rachline, a doctement déclaré au quotidien Le Monde que « pour avoir un stand sur le marché et donc occuper le domaine public, il faut une autorisation, comme n’importe quel commerçant, et il faut s’acquitter d’une redevance...  » Le Front national considère-t-il donc que la politique est une forme de commerce ? Peut-on lui rappeler qu’il ne rencontre pas d’obstacle pour répandre sa propagande sur les marchés ?

En janvier 2012, suite à l’intervention intempestive de membres de la police municipale sur un marché toulonnais, le maire Hubert Falco avait présenté ses excuses. Aujourd’hui, nous attendons les excuses de David Rachline pour l’atteinte à la démocratie et à la liberté d’expression qui vient de se dérouler à Fréjus.


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Fréjus-plage d’où Rachline a tenté de chasser le stand du FdG

Fréjus : la police municipale tente d’évacuer un stand de votation citoyenne du FdG

[Marseille (AFP), LePoint.fr, le 10 novembre 2014]


La police municipale de Fréjus (Var), ville dirigée par le FN, a tenté en vain, dimanche, de faire évacuer le stand de la votation citoyenne organisée par le Front de Gauche sur le droit de révoquer les élus, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

"Après vérification auprès des services compétents, il a été établi que le groupe en question s’était installé sur l’un des emplacements du marché dominical sans autorisation d’occupation du domaine public, qui doit être sollicitée au préalable auprès de la Mairie de Fréjus", peut-on lire dans un communiqué sur le site de la municipalité dirigé par le sénateur maire FN, David Rachline.

"C’est au titre de cette infraction que les équipes de la police municipale de Fréjus sont intervenues et ont verbalisé le responsable, le sommant de remballer le stand établi illégalement", indique encore la municipalité, précisant que ce dernier avait alors refusé d’obtempérer "aggravant encore le caractère illégal de son action".

De son côté, le responsable du stand, le conseiller régional Paca Front de Gauche, Luc Léandri, a confirmé qu’il avait refusé de se plier à, selon lui, "un abus de pouvoir".

"Les policiers municipaux nous on dit +vous occupez illégalement l’espace public+. Nous leur avons répondu +absolument pas, nous n’exerçons pas d’activité commerciale+ et cela relève de la liberté d’expression", a expliqué M. Léandri, ajoutant que si un procès verbal est dressé "l’affaire finira devant les tribunaux".

La municipalité souligne qu’elle "ne discute en aucun cas l’activité de ce groupe qui consistait en l’espèce à sensibiliser les passants sur la +votation citoyenne+ (...)", mais affirme avoir agi en fonction du "cadre réglementaire" demandant à ce qu’il soit respecté "en toutes circonstances".

Le Parti de gauche organise du 8 au 11 novembre une votation citoyenne nationale sur le droit de révoquer les élus - du président de la République au conseiller municipal - en cours de mandat.

Des urnes, créées spécifiquement pour cette campagne, sont à disposition un peu partout en France pour permettre à chaque citoyen de répondre à la question "êtes-vous favorable au droit de révoquer les élus ?".

10/11/2014 17:10:42 - Marseille (AFP) - © 2014 AFP



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