free Loup Bureau, pétition en ligne


article de la rubrique international > Turquie
date de publication : vendredi 4 août 2017
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Dans un contexte de purges massives depuis la tentative de coup d’État avec plus de 50 000 personnes arrêtées, un journaliste français a été incarcéré le 1er août, 8 militants turcs des droits de l’homme, dont la directrice d’Amnesty international pour la Turquie, Idil Eser, ont été arrêtés le 5 juillet, aux côtés de deux formateurs et le 28 juillet, 4 journalistes de "Cumhuriyet", sur les 11 incarcérés, ont été maintenus en détention.


Pétition [1]

Loup Bureau, étudiant en journalisme, a été interpellé à la frontière entre l’Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG, ont été trouvées en sa possession.
Le ministère des Affaires étrangères a dit à l’AFP suivre la situation « avec la plus grande attention ». Dans un communiqué commun, les syndicats français de journalistes SNJ, SNJ-CGT et CFDT-Journalistes, soutenus par la Fédération européenne des journalistes (EFJ) et la Fédération internationale des journalistes (IFJ), ont appelé à «  la libération immédiate  » de leur confrère.

L’EFJ et l’IFJ rappellent aussi que Deniz Yücel, le correspondant en Turquie du quotidien allemand Die Zeit « est lui toujours derrière les barreaux depuis février », et qu’un autre journaliste français, Olivier Bertrand, qui effectuait un reportage sur l’après-coup d’État pour le média en ligne Les Jours, avait été expulsé en novembre. [2]

(Photo Reporters sans frontières)

"Ils étaient 17 journalistes accusés et risquaient jusqu’à 43 ans de prison, onze d’entre eux étaient en détention pour avoir contribué au journal Cumhuriyet, accusé par la justice turque d’avoir terni l’image des autorités pour contribuer aux visées de trois organisations considérées comme “terroristes” en Turquie." ( Voir la pétition [3])

« Les intervenants d’Amnesty international sont accusés de commettre un crime au nom d’une organisation terroriste, sans en faire partie » (Andrew Gardner [4])

Ci-dessous des extraits de l’article paru le 18 juillet 2017 dans Ouest France : [5]

"L’expression « organisation terroriste » désigne le plus souvent pour les autorités turques les partisans du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d’avoir fomenté le putsch manqué de 15 juillet 2016, ou les séparatistes kurdes du PKK.

Les dix militants avaient été présentés le 28 juillet à un procureur pour la première fois depuis leur interpellation. Celle-ci est survenue dans un contexte de purges massives depuis la tentative de coup d’État. Plus de 50 000 personnes, dont des opposants du président Recep Tayyip Erdogan, des membres d’ONG et des journalistes ont été arrêtés."

Le Conseil de l’Europe, dont fait partie la Turquie, a ainsi exigé leur libération « immédiate » et Amnesty International a qualifié leur arrestation, lors d’une réunion de formation organisée dans un hôtel de Buyukada, une île proche d’Istanbul, de « grotesque abus de pouvoir  » . [6]


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