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article de la rubrique international > l’Europe
date de publication : samedi 17 juillet 2021
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" L’impartialité que la France s’impose, en tant que co-présidente du groupe de Minsk, devait s’appliquer à la négociation. Elle n’avait pas vocation à perdurer dès lors que ..."


En juillet 2021, la Commission des Affaires étrangères du Sénat publie un rapport " Haut-Karabagh, 10 enseignements d’un conflit qui nous concerne " et alerte sur la "complexification des conflits" et le rôle que la France devrait jouer dans un contexte où l’Azerbaïdjan continue à "s’équiper de matériels de guerre de haute technologie auprès de ses partenaires, notamment turc et israélien" . [1]

"La 1ère guerre du Haut-Karabagh désigne le conflit armé qui a eu lieu entre février 1988 et mai 1994 dans l’enclave ethnique du Haut-Karabagh, en Azerbaïdjan du sud-ouest, entre les Arméniens de l’enclave, alliés à la république d’Arménie, et la république d’Azerbaïdjan. Le 26 février 1988 défilent à Erevan un million de personnes, revendiquant le rattachement du Haut-Karabagh à l’Arménie. Le parlement de l’enclave, qui vote l’union avec l’Arménie le 20 février 1988, et un référendum accordé à la population déterminent un même souhait. La demande d’union avec l’Arménie, qui s’est développée vers la fin des années 1980, a débuté pacifiquement mais, ensuite, avec la désintégration de l’Union soviétique, le mouvement devient un conflit violent entre les deux groupes ethniques, aboutissant ainsi à des allégations de nettoyage ethnique par les deux camps. Cette guerre est un des conflits ethniques les plus destructeurs ayant surgi après la décomposition de l’Union soviétique, en termes de nombre de morts et pertes de propriété (...)" [2]

La seconde guerre (sept-nov. 2020) : "La guerre de 2020 au Haut-Karabagh, dite seconde guerre du Haut-Karabagh ou opération Poing d’acier, oppose la République autoproclamée du Haut-Karabagh — aussi appelé Artsakh —, soutenue par l’Arménie, et l’Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, pour le contrôle du Haut-Karabagh, un État non reconnu par la communauté internationale depuis son indépendance unilatérale de l’Azerbaïdjan en 1991." En novembre 2020, la médiation russe permet d’aboutir à un accord. (...) Le 7 novembre, lors d’un appel téléphonique avec Poutine, Erdoğan dit que les forces arméniennes doivent quitter les territoires azerbaïdjanais et que « les dirigeants arméniens (devaient) être convaincus de s’asseoir à la table des négociations », à laquelle la Turquie prendrait part. (...)
Le 1er octobre, le président français Emmanuel Macron accuse la Turquie d’envoyer des « djihadistes » en Azerbaïdjan. (...) Une déclaration conjointe du président de la République d’Azerbaïdjan, du Premier ministre de la République d’Arménie et du président de la Fédération de Russie sur un cessez-le-feu complet de toutes les hostilités dans la zone du Haut-Karabakh est publiée le 10 novembre 2020. Des milliers d’Arméniens du Haut-Karabakh doivent quitter leur foyer en prévision de l’application de l’accord de fin de conflit..." [3]


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