bannissons les flash-balls


article de la rubrique justice - police > violences policières
date de publication : mardi 16 janvier 2018
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"Une victime sur 37 d’une balle en caoutchouc tirée par une arme de type gomme-cogne meurt des suites de ses blessures, selon des chercheurs américains qui appellent à limiter le recours à cette arme par les forces de l’ordre."

Le collectif créée en 2017, a pour but de recenser les violences policières et sécuritaires, d’en informer toutes et tous, d’agir contre ces violences.


"L’étude, publiée mardi 19 décembre, dans la revue médicale britannique BMJ Open, analyse 26 articles qui rapportent 1.984 cas de blessés, "en majorité de jeunes adultes" et des hommes, entre 1990 et 2007 (manifestations, émeutes, événements sportifs, mutineries, arrestations...). Elle exclut par définition ceux qui ont été touchés sans gravité, et qui n’ont donc pas vu de médecin.

Sur cet ensemble, 53 personnes (3%) "sont mortes des suites de leurs blessures", avec plaie ouverte pour plus de la moitié d’entre elles (56%) et contusion pour près d’un quart (23%). Parmi les blessés, les dégâts sont considérables, avec 71% qui le sont grièvement, le plus fréquemment touchés "à l’épiderme ou aux extrémités" (mains et pieds). Et près d’un sur six (15,5%) subit une infirmité permanente, affectant le plus souvent la tête et le cou (notamment des éborgnements) ou le thorax.

Les cas rapportés viennent de pays très divers : Israël et les territoires palestiniens, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Turquie, l’Inde, le Népal et la Suisse.

"Ce type de balles, en particulier, devrait faire l’objet de restrictions (...) Il y a urgemment besoin d’établir des lignes directrices internationales (...) pour empêcher des blessures, des infirmités et des morts inutiles" (AFP, le mardi 19 décembre 2017 [1]

A Toulon, le collectif contre les violences policières et sécuritaires s’est constitué en avril 2017 constatant la prolongation de l’état d’urgence, la mise en place de nouvelles lois sécuritaires, les nouveaux meurtres et blessures perpétrés par les forces de répression. C’est un groupe d’individuEs, victimes, témoins et/ou concernéEs par les violences policières et sécuritaires.

Il a pour but de recenser ces violences, d’en informer toutes et tous et d’agir contre elles. Contact : ccvp@protonmail.com [2]

Appel contre l’usage des flash-balls et lanceurs de balles de défense :

En 2016, des personnalités politiques de gauche, dont Pierre Laurent, Aurélie Filipetti ou Daniel Cohn Bendit, et des représentants du monde culturel, comme le philosophe Etienne Balibar, l’écrivaine Annie Ernaux ou le réalisateur Robert Guédiguian, ont lancé dimanche un « appel contre l’usage des flash-balls et lanceurs de balles de défense » dans les manifestations.
Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a recommandé en juillet 2016, « d’interdire l’usage du "flash-ball superpro" dans un contexte de mobilisation ». [3]

P.-S.

Voir rapport de l’ACAT ci-dessous [4]


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