violences dans le cadre des manifestations des Gilets Jaunes


article de la rubrique justice - police > violences policières
date de publication : samedi 2 février 2019
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La police dans la mire d’un observatoire civil. (Lire : [1]


02/02/2019 : "La police de Toulouse a ouvert une « enquête administrative » à propos de la divulgation par un syndicat policier d’une vidéo, dans laquelle on entend des policiers commenter en des termes véhéments une charge de manifestants « gilets jaunes » contre des forces de l’ordre. (...) La vidéo a été publiée sur le compte Twitter du syndicat de policiers VIGI, ultraminoritaire et autrefois affilié à la Confédération générale du travail (CGT). On y entend plusieurs policiers réagir, à chaud, à des images retransmises en direct de la place du Capitole, à Toulouse, où leurs collègues se font charger par des individus portant des gilets jaunes. « Mais, putain ! faut tirer, quoi !  », lance une voix de femme. « Quand je te dis qu’il faut aligner deux, trois bastos » (...)" [2]

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21/01/2019 : Je n’ai jamais vu autant de blessés, si ça continue il va y avoir des morts ...

"Christian Garcia est un ancien CRS de Montauban, il exprime son mécontentement en dénonçant les violences policières dans une vidéo diffusée sur Facebook (...) Christian Garcia se dit « horrifié » par les actes commis par les forces de l’ordre. « Je n’ai jamais vu autant de blessés, si ça continue il va y avoir des morts ».

Christian n’est pas partisan du mouvement. « Je ne suis pas un Gilet jaune, il y a des mauvaises personnes dans les deux partis, et je ne cautionne ni les casseurs car ce ne sont pas des manifestants, ni les forces de l’ordre qui frappent pour le plaisir », exprime le retraité. Pour lui les flash-balls devraient être utilisés uniquement dans le cas d’encerclement. « Ils ont été inventés pour se dégager d’une situation d’encerclement, et a priori ce sont les CRS qui encerclent les manifestants, ils n’ont pas le droit de se servir de ces armes » (...). [3]

19/01/2019 : "Selon un décompte réalisé par Libération, le lanceur de balle de défense (LBD) (souvent appelé "flashball" par abus de langage), serait responsable d’environ 70 blessures graves depuis le début de la crise. Ces dernières seraient en majorité à la tête, que les forces de l’ordre auraient pourtant interdiction de viser avec cette arme dite "incapacitante"." [4]

05/01/2019 : Un officier de police filmé en train de frapper plusieurs personnes en marge d’une manifestation de gilets jaunes à Toulon.

 [5]

Le procureur n’a ouvert aucune procédure contre le policier qui a été filmé en train de frapper des manifestants samedi 5 janvier [6]

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Lettre du Préfet Grimaud aux forces de police (extraits) :

"Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites.

Dites-vous aussi que lorsque vous donnez la preuve de votre sang-froid et de votre courage, ceux qui sont en face de vous sont obligés de vous admirer même s’ils ne le disent pas." [7]

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" 5 janvier 2019, au moins trois personnes violentées :

Sur la vidéo [8] diffusée sur les réseaux sociaux, on voit le commandant de police de Toulon en tenue, donner plusieurs coups de poing au visage d’un homme plaqué contre un mur, avant que d’autres fonctionnaires ne s’interposent.

L’homme frappé, qui ne porte pas de gilet jaune, était en possession d’un tesson de bouteille selon la source proche du dossier. Il a été interpellé et placé en garde à vue dès samedi soir pour outrage, indique à l’AFP la police du Var." [9]

https://www.facebook.com/Mr.Propagande.page/videos/372418276654143/

"Concernant la séquence de la vidéo où l’on voit Didier Andrieux frapper un "gilet jaune" contre le capot d’une voiture, "là encore le contexte nuance fortement les images" selon le procureur Bernard Marchal. Le "gilet jaune" frappé par le policier était masqué quelques minutes avant et venait de tenter de s’emparer d’une bouteille. Didier Andrieux assure lui qu’il s’agit "de l’interpellation d’un homme qui se rebellait"."


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