le Canada recherche migrants


article de la rubrique international > Hors Europe
date de publication : jeudi 2 novembre 2017
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Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration canadien, a indiqué que le Canada prévoit d’accorder la résidence permanente à 310 000 étrangers, puis 330 000 un an plus tard et 340 000 en 2020, lors d’une conférence à Toronto, fin octobre.


 [1]

Répondre aux besoins économiques :

Sous le titre " Le Canada souhaite accueillir un million de migrants d’ici trois ans ", le journal Ouest France publie l’intervention du ministre de l’Immigration canadien et rappelle que "Les arrivées importantes d’immigrants vont se faire pratiquement aux deux tiers pour des besoins économiques, mais aussi par le biais du regroupement familial et la poursuite de l’accueil de réfugiés."

"En réponse aux demandes des entreprises canadiennes et aux besoins de main-d’oeuvre", l’arrivée de nouveaux migrants "soutiendra la croissance économiqueCela nous aidera à faire face aux défis des prochaines années, comme le ralentissement de la croissance de la force de travail et le manque de main-d’oeuvre lié au vieillissement de la population", a expliqué M. Hussen.

"Le ratio de 6,6 personnes actives pour un retraité en 1971 est passé à 4,2 en 2012 et risquerait de tomber à 2 d’ici 2036 si aucun plan d’immigration n’était mis en oeuvre, a souligné le ministre canadien lui-même d’origine somalienne et arrivé au Canada comme réfugié." [2]

Tout le monde n’est pas convaincu :

Sous l’intitulé " Le Canada est tenu d’accueillir les réfugiés et de s’occuper d’eux jusqu’à ce que leurs dossiers soient traités en raison d’une convention internationale, mais pas de les garder. ", le journal de Montréal publiait en août 2017, le parcours type d’un migrant :

1• À la frontière, il choisit s’il reste au Québec ou s’il part dans une autre province.
2• À son arrivée à Montréal, il est installé en centre d’hébergement.
3• Il doit se rendre au centre de Citoyenneté et Immigration Canada pour obtenir une date d’audience devant un commissaire qui étudiera la recevabilité de sa demande d’asile.
4• Il fait une demande d’aide sociale qui sera traitée en 48 heures. Il obtient un premier chèque dans les huit jours suivants, s’il n’a pas les moyens de subsister.
5• Une fois son chèque d’aide sociale en poche, il peut se trouver un logement.
6• Plus d’un mois après son arrivée, il est reçu par un commissaire en immigration qui va traiter sa demande d’asile.
7• Le migrant peut faire une demande de permis de travail.
8• Environ six mois après son arrivée, le migrant reçoit une réponse sur sa demande d’asile. Si c’est positif, il peut faire une demande de résidence permanente au Canada. En cas de refus, il peut faire appel de la décision et rester dans l’attente durant des mois, voire des années.

Opposé à l’accueil massif de migrants, "le Parti conservateur accuse le gouvernement Trudeau de n’avoir « aucun plan pour contrer l’augmentation massive » des passages de migrants à la frontière canado-américaine" et alerte sur "le risque aussi de créer une pression accrue sur les systèmes de santé et d’aide sociale des provinces." [3]

Notes

[1Photo Camille GARNIER - Des migrants sont pris en charge par les agents de la GRC après avoir passé la frontière à Saint-Bernard-de-Lacolle.


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