Syrie, que ça s’arrête ! Vite !


article de la rubrique international > Hors Europe
date de publication : vendredi 9 février 2018
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En 2017, l’ONU et l’Unicef dénonçaient la pire crise de malnutrition depuis le début de la guerre en 2011, avec 11,9 % des enfants de moins de cinq ans souffrant de sévère malnutrition. Début 2018, l’OSDH rapportait 21 cas de suffocation à Douma, évoquant des attaques au chlore. Aujourd’hui, "la Ghouta orientale connaît un siège digne du Moyen Age, c’est totalement inacceptable."


 [1]

"Depuis l’été dernier, la Ghouta orientale est censée être une "zone de désescalade", où les belligérants s’engagent à réduire le niveau des violences. Ces zones ont été créées en vertu d’un accord entre la Russie et l’Iran, principaux soutiens du régime, et la Turquie qui appuie l’opposition. Mais la Ghouta orientale est la cible de bombardements quasi-quotidiens du régime. Des immeubles sont éventrés et des rues entières inhabitables.(...)

Le 6, la Commission internationale d’enquête mandatée par l’ONU annonce enquêter sur des attaques chimiques présumées du régime notamment dans la Ghouta orientale. Le 7, selon le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, tout indique que les autorités syriennes se livrent à des attaques au chlore "en ce moment" en Syrie." [2]

400 000 femmes, enfants, hommes, assiégés :

"Depuis lundi 06/02/218, 228 civils dont 58 enfants ont péri dans le déluge de feu déversé par le régime sur la Ghouta orientale, a indiqué une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Des centaines d’autres ont été blessés alors que secouristes et médecins sont débordés, dans la Ghouta, où sont assiégés quelque 400.000 habitants.

A Jisrine, des bombes sont tombées près d’une école, sur un marché et près d’une mosquée, selon un correspondant de l’AFP sur place. "Les enfants sont affamés, bombardés et piégés. Le siège signifie qu’ils n’ont nulle part pour fuir", a dit Sonia Khush, responsable de Save the Children pour la Syrie. "Il faut arrêter immédiatement les combats et lever le siège". Dans la Ghouta orientale, "les conditions sont horribles", a déclaré le secrétaire général de l’ONU aux Affaires humanitaires Mark Lowcock devant le Conseil de sécurité.

" La Ghouta orientale connaît un siège digne du Moyen Age, c’est totalement inacceptable. Nous sommes de retour aux heures les plus sombres du conflit (...)", a dit l’ambassadeur français à l’ONU François Delattre." [3]

Notes

[1Un homme au milieu des décombres de sa maison dans la ville syrienne d’erbin bombardée, le 5 février 2018 dans la Ghouta orientale Photo ABDULMONAM EASSA. AFP


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