prisons à ciel ouvert. Lesbos -Moria, Samos, Chios, ...


article de la rubrique démocratie > coups de gueule
date de publication : lundi 21 septembre 2020
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Mars 2016 : accord migratoire entre l’UE et la Turquie. Septembre 2020 : un énorme incendie ravage Moria. APPEL POUR L’EVACUATION IMMEDIATE DE MORIA [1]


Ils ne veulent pas un nouveau camp, ils demandent la liberté !

14-09-2020 : "Les incendies qui ont détruit le camp surpeuplé et sordide de Moria, surnommé "la jungle", ont laissé "11.500 personnes sans abri, dont 4.000 enfants et 2.200 femmes" dans les rues, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). (...) Pour assister la Grèce, une initiative européenne a été lancée afin de permettre l’accueil dans l’Union Européenne de migrants mineurs qui se trouvaient à Moria.

Ainsi, dix pays de l’UE vont accueillir quelque 400 migrants mineurs non accompagnés évacués de Lesbos après les incendies, selon le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer." (AFP, publié le 11 septembre 2020 à 20h33)

2016 : Inhumanité ? :

Depuis le 20 mars 2016, date d’entrée en vigueur de l’accord migratoire conclu entre l’Union européenne et la Turquie, des milliers de personnes sont abandonnées dans les prisons à ciel ouvert que sont devenues les îles grecques de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Kos. [2]

A cette époque, l’UE se félicite de cet accord : "D’après le Commissaire chargé de la migration, Dimitris Avramopoulos, le nouvel Accord UE-Turquie du 18 mars 2016 "permet d’offrir aux demandeurs d’asile une alternative crédible face à la mise en danger de leurs vies dans des périples dangereux". [3]

"A l’issue d’une mission conduite dans deux d’entre elles, Lesbos et Chios, entre le 22 et le 30 mai 2016, le Gisti met en évidence non seulement les conditions de vie indignes (hébergement, nourriture, accès aux soins) auxquelles sont soumises les personnes retenues dans les îles mais aussi un traitement administratif et judiciaire contraire, à de nombreux égards, aux droits qui devraient leur être reconnus en application des textes qui engagent l’Union européenne et ses États membres." (Voir GISTI)

2019 : toujours les yeux fermés ? :

Janvier 2019 : À Lesbos en Grèce, le camp de Moria ou « l’enfer sur terre ». « La situation à Moria dépasse l’entendement. Je viens régulièrement depuis 2017 et à chaque fois, je pense que ça ne pourra pas être pire à la visite suivante. En fait si. », raconte Maria, qui travaille au Conseil grec pour les réfugiés (CGR). [4]

2020 : le réveil ? :

Depuis mercredi 9 septembre 2020, au matin, l’île de Lesbos, au large de la Grèce, est « en état d’urgence ». Plusieurs incendies se sont en effet déclarés sur cet emblématique et surpeuplé camp de migrants aux portes de l’Europe.

Rapidement, plusieurs Etats européens ont proposé leur aide, notamment pour se répartir les 12 000 migrants désormais sans abris. Parmi eux, l’Allemagne mais aussi la France. Emmanuel Macron et Gabriel Attal ont tour à tour assuré que la France ferait acte de “solidarité” . [5]

« Nous devons au plus vite déterminer comment nous pouvons soutenir la Grèce », et, parmi ces aides, « figure une répartition entre pays de l’UE prêts à accueillir [des migrants] », a de son côté affirmé sur Twitter le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, dont le pays assure la présidence semestrielle de l’Union européenne (UE). [6]


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