pandémie, sciences et Université d’automne de la LDH


article de la rubrique droits sociaux > santé
date de publication : dimanche 16 août 2020
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La crise sanitaire, avec les débats qui l’ont traversée, n’a fait qu’accentuer la défiance envers les scientifiques. René FREDON plaide pour un avenir de paix, de justice sociale et d’essor partagé.


26e UNIVERSITÉ D’AUTOMNE : SCIENCES, CONFIANCE ET DÉMOCRATIE [1]

Les 28 et 29 novembre 2020, à l’Espace Reuilly, 21 rue Hénard, 75012 Paris (métro Montgallet ou Dugommier) - Pour s’inscrire : [2]

"Si nombre d’enquêtes d’opinion montrent une forte confiance dans la science, elles révèlent aussi un soupçon croissant envers l’objectivité des scientifiques, leur indépendance ou leur capacité à s’extraire de leurs intérêts particuliers. La crise sanitaire avec les débats qui l’ont traversée n’a fait qu’accentuer cette défiance. (...)

De fait, le débat démocratique implique non seulement un socle de valeurs communes mais aussi la reconnaissance d’une même réalité échappant aux préjugés et aux diverses visions du monde. C’est essentiel dans un monde de plus en plus complexe et confronté à des défis considérables.

Il s’agira donc, lors cette université d’automne, de réfléchir aux facteurs expliquant cette défiance mais aussi de s’interroger sur les conditions à créer pour construire du commun autour et à partir de la science. L’enjeu en est que les scientifiques puissent jouer tout le rôle qui doit être le leur dans une société démocratique (...)"

Gérard Aschieri, rédacteur en chef d’Hommes & Libertés

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(Ci-dessous, extraits du texte de René Fredon - pour tout lire : [3])

" (...) L’Europe, très touchée à partir de mars-avril, concentrait dans quelques pays le plus grand nombre des victimes, Royaume-Uni, Italie, Espagne, France, Belgique, Pays-Bas, Suède approchant les 420 millions d’habitants, sans compter l’Allemagne (83 millions) moins affectée.

L’Europe reste en tête si l’on compare le nombre des décès en fonction du nombre d’habitants, ce qui est le plus rigoureux. C’est toujours la Belgique proportionnellement la plus touchée, devant le Royaume-Uni, le Pérou, l’Espagne, l’Italie et la Suède. Etats-Unis, Brésil et France venant juste après.

Depuis la mi-avril, la France a réussi à stabiliser l’évolution de la crise sanitaire qui nous a amenés à 30 000 décès aujourd’hui, nombre qui n’évolue que très lentement. D’où le feu vert au déconfinement, ce qui ne saurait effacer les débordements de notre système de santé publique et les causes des manquements que l’on sait en termes de matériels (masques, tests, respirateurs...), de moyens d’accueil et de personnels qui ne se contenteront pas de quelques gestes et d’éloges verbaux.

Car la pandémie est loin d’être maîtrisée et pas seulement pour des raisons de saison et d’indiscipline des plus jeunes, mais parce que, en l’absence de traitement et de vaccin, il va falloir vivre plus longtemps que prévu avec un virus actif qui s’étend de plus en plus sur tous les continents. La Russie vient de déclarer qu’elle avait trouvé le premier vaccin opérationnel, baptisé "Spoutnik V". Trop tôt pour se prononcer : l’OMS est là pour ça.

De même, les statistiques sont sujettes à caution (...)

Se pose en grand la question qui fâche : nous vivons sous la dictature d’un système qui met l’homme au service de l’économie. Le moment n’est-il pas venu de mettre l’économie au service des hommes qui aspirent à coopérer pour maîtriser leur vie, pas de se faire la guerre pour posséder les richesses des autres et leur imposer la loi des plus forts.

En même temps, nous ne pouvons laisser la planète se consumer sous l’effet des émissions de G.E.S que nous n’arrivons pas à réduire à cause des impératifs de rentabilité des "maîtres de l’économie". C’est tout cela qui est devenu anachronique.

Le mouvement social a la force potentielle d’imposer d’autres valeurs progressistes et universalistes. A condition de les faire partager et de rassembler pour ouvrir un autre avenir de paix, de justice sociale et d’essor partagé."

René Fredon, journaliste

Notes

[1En collaboration avec La Vie de la recherche scientifique

[3

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