opérations antimigrants : enquête(s)


article de la rubrique justice - police > justice
date de publication : mercredi 6 février 2019
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La garde à vue des membres de Génération identitaire fait suite à leurs opérations antimigrants menées dans les Alpes au printemps dernier.


Le 21 avril 2018, "une centaine de militants de Génération Identitaire bloquaient le col de l’Echelle dans les Hautes-Alpes. Le but étant de « rétablir une frontière et repousser les migrants clandestins ». Sur la montagne, les militants identitaires déployaient des banderoles et affiches de mise en garde aux migrants : « No way ». Deux hélicoptères affrétés par les militants avaient survolé le site. Des drones devaient suivre, ainsi qu’un avion biplace ...

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait condamné « fermement les gesticulations intervenues au Col de l’Échelle » à l’Assemblée nationale. « Seules les forces de l’ordre républicaines ont mandat pour agir sur notre territoire. Ne tombons pas dans le panneau de leur basse opération de communication », avait-il poursuivi." [1]

A ce jour, "aucune poursuite n’avait été engagée contre eux, au grand dam des militants promigrants, dont sept ont été poursuivis et condamnés pour avoir facilité l’entrée de migrants en France au même moment. Une première enquête ouverte le 27 avril 2018 avait été classée sans suite faute d’infraction ou de plainte." [2]

"Les membres du groupuscule Génération identitaire placés en garde à vue, le 29 janvier 2019, sont au nombre de quatre, trois hommes et une femme, dont Romain Espino, porte-parole du groupe." [3]

(Photo J.-F. O. in Nice-matin, 06/02/2019)

Le 5 février 2019," lors d’un point presse, le procureur de la République Jean-Michel Prêtre a annoncé qu’il lançait une enquête préliminaire sur de possibles infractions de la police aux frontières à Menton. Il s’agit de faire la lumière sur des infractions qui auraient pu être commises par la police au détriment de mineurs étrangers isolés.

Le procureur avait été saisi en novembre 2018 par la Ligue des droits de l’homme, le syndicat des avocats de France (SAF) et trois élus, l’eurodéputée Michèle Rivasi (EELV), le sénateur Guillaume Gontard (DVG) et la conseillère régionale Myriam Laïdouni-Denis (EELV)."

(Lire : https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/menton/migrants-parquet-ouvre-enquete-preliminaire-possibles-infractions-police-aux-frontieres-menton-1618993.html et https://www.nicematin.com/justice/detentions-arbitraires-et-trafic-de-dates-de-naissance-de-migrants-le-procureur-de-la-republique-ouvre-une-enquete-sur-les-pratiques-policieres-a-la-frontiere-296487)


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