mort aux vaincus (Pays basque)


article de la rubrique prisons > les longues peines
date de publication : vendredi 6 octobre 2017
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Plusieurs personnalités appellent les gouvernements à s’engager dans le processus vers la paix au Pays Basque et à abolir, dans un premier temps, les mesures d’exception appliquées aux prisonniers politiques basques dont certains, très malades, devraient de toute urgence être libérés.


Agissons pour le processus de paix et pour la libération des prisonniers politiques

2017 : rendez-vous le 9 décembre à Paris :

Les Artisans de la paix [1] ont décidé de continuer à se mobiliser en faveur de la paix et pour, dans un premier temps, l’abolition des mesures d’exception appliquées aux prisonnier-e-s politiques basques en organisant une mobilisation à la fin de l’année 2017 à Paris. (Lire « la situation des prisonniers politiques » sur le document d’information ci-joint) [2]

En 2011, le processus de paix au pays basque est lancé. Mais depuis six ans maintenant, ce processus piétine. [3]

Le 16 novembre 2016, Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des Droits de l’ Homme, publiait sous le titre « Mort aux vaincus », une Tribune dans laquelle il dénonçait les arrestations de membres de l’ETA, les traitements indignes infligés aux prisonniers de l’ETA en France comme en Espagne, la chasse aux sorcières contre ceux et celles qui portent simplement une parole politique. [4] Une commission de juristes pour la paix au Pays Basque était créée.

Un mois après, le 16 décembre, Michel Tubiana, Jean-Noël Etcheverry (Txetx), et Michel Berhocoirigoin, soutenus dans leurs démarches par la majorité des acteurs sociaux et politiques et des élu-e-s du territoire s’engageaient à nouveau.

Txetx Etcheverry, Michel Berhocoirigoin, Michel Bergougnian, Béatrice Haran-Molle (journaliste), et Stéphane Etchegaray (chargé de filmer la destruction des armes par les protagonistes), étaient arrêtés par la police à Louhossoa alors qu’ils procédaient à la neutralisation des armes d’ETA, dans l’objectif de les remettre ensuite aux autorités. 4 000 personnes manifestaient dans les rues de Bayonne, le lendemain même de l’arrestation. Deux jours après, 14 000 personnes demandaient leur libération. Celle-ci est intervenue après quatre jours de garde à vue, les personnes libérées étant placées sous contrôle judiciaire.

2017 : rendez-vous le 9 décembre à Paris :

Les Artisans de la paix [5] ont décidé de continuer à se mobiliser en faveur de la paix et pour, dans un premier temps, l’abolition des mesures d’exception appliquées aux prisonnier-e-s politiques basques en organisant une mobilisation à la fin de l’année 2017 à Paris. (Lire « la situation des prisonniers politiques » sur le document d’information ci-joint) [6]

Notes

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