mains sales au FN toulonnais


article de la rubrique extrême droite > le FN, hier et aujourd’hui
date de publication : vendredi 24 janvier 2014
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La presse locale nous apprend aujourd’hui que le directeur de campagne du candidat FN à la mairie de Toulon a été condamné pour abus de confiance, vol, faux, usage de faux, escroquerie...

Pas vraiment surprenant dans un parti dont on se rappelle les démêlées judiciaires au cours de son passage à la mairie de Toulon : fin 1998, cinq adjoints au maire FN Jean-Marie Le Chevallier étaient mis en examen : trois pour une affaire de passation du marché des cantines scolaires ; un quatrième dans une affaire de favoritisme à l’embauche ; le cinquième, en charge de l’habitat et président de l’office HLM municipal, sera condamné en 2000 à douze ans de réclusion criminelle pour « viols, harcèlements et agressions sexuelles » sur trois de ses secrétaires, puis, en 2011, à cinq ans de prison dont trois avec sursis, pour une affaire de corruption.

Mains propres, tête haute ? ... Non ! Tête basse et mains sales


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Robert Falce lors des vœux de l’amiral Jean-Yves Waquet (Var Matin, le 13 janvier 2014)

Municipales à Toulon : le passé encombrant du directeur de campagne du FN [1]

Jean-Yves Waquet, candidat à la mairie toulonnaise, a démis Robert Falce de ses fonctions.Ce dernier aurait oublié de lui faire part de ses nombreux déboires avec la justice. [...]

La campagne municipale bat son plein et les esprits malins ne manquent pas de soulever quelques lièvres sur le terrain de la bonne moralité pour laver plus blanc que blanc. Des dossiers surgissent subitement de l’ombre, jusqu’à révéler les pratiques douteuses et le passé judiciaire de personnalités investies dans le cadre des municipales.

À Toulon, c’est le nom du directeur de campagne du candidat du Front national qui refait surface. Promu par Jean-Yves Waquet à la direction du bureau de sa campagne, Robert Falce n’est pas un inconnu des services de la justice. Cet homme, à qui le chef de file FN a prêté la qualité de « bien connaître le fonctionnement d’une municipalité », a été condamné en janvier 2006 devant le tribunal correctionnel de Draguignan.

Il facilitait l’obtention de titres de séjour

Le parquet reprochait alors à celui qui exerçait le poste de directeur général adjoint des services de la commune de Saint-Tropez (sous la municipalité Couve, entre 2002 et 2003) une série d’infractions. Il a été reconnu coupable d’abus de confiance, vols, faux, usage de faux, soustraction de biens publics, escroquerie par personne chargée d’une mission de service public et atteinte à la liberté d’accès des candidats dans les marchés publics [2].

Il s’agissait notamment de l’utilisation d’une voiture de fonction à des fins personnelles, de manœuvres pour faciliter l’obtention de titres de séjour pour des ressortissants étrangers, de la création d’un faux arrêté municipal pour autoriser la fermeture tardive d’un établissement et la communication d’informations à un candidat à un marché public, en violation de la règle du secret. Mais aussi de remboursements de notes de restaurant pour des repas fictifs, l’envoi de colis à son fils à Djibouti et de l’achat d’une moto, le tout sur le compte du budget communal et, par conséquent, sur les deniers des contribuables tropéziens.

Partie civile partiellement indemnisée

Pour ces faits, M. Falce a été condamné à un an d’emprisonnement avec sursis, 5.000 € d’amende. Victime de ces agissements, la commune de Saint-Tropez devait être indemnisée à la hauteur de 4 277,25 euros et 500 euros au titre du préjudice moral.

Pour la partie civile, cette affaire du passé est toujours d’actualité, puisque la somme totale due n’avait toujours pas été acquittée en fin d’année 2013.

Révoqué par la commune de Saint-Tropez, l’ancien DGS adjoint avait ensuite sollicité la condamnation de la Ville ; considérant qu’elle avait commis une faute dans l’établissement de son dossier de retraite. Le 4 février 2011, le tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande. M. Falce avait formé un appel. Me Capiaux (barreau de Paris), l’avocat de la commune de Saint-Tropez, nous a indiqué que la cour d’appel de Marseille a confirmé cette semaine la décision de la juridiction toulonnaise en rejetant la requête de monsieur Falce [3]. Elle annule le jugement de 2011 sur des questions de forme, mais a évoqué l’affaire et confirmé la décision du tribunal administratif de Toulon.

Jean-Yves Waquet : « Il nous a menti sur son passé »

« Je tombe des nues ! » Contacté par Var-matin, Jean-Yves Waquet, découvrant le passé de son directeur de campagne, a immédiatement mis fin à ses fonctions. « Il ne m’appartient évidemment pas de me prononcer sur le fond de l’affaire ou sur les faits qui peuvent ou pas être reprochés à M.Falce. Mais je considère qu’il ne m’a pas dit toute la vérité en omettant notamment de me préciser qu’il avait été en poste à Saint-Tropez. En revanche, je savais qu’il avait été directeur général des services d’une grande ville de la région parisienne. » [4] [...]

P. P. et M. M.


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Amiral tombé des nues

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Le 27 septembre 2013, le site Toulon bleu marine ! publiait un billet d’humeur de R. Charles Falce. Lisez le début de ce billet repris ci-dessous, pour constater que la propagande du FN s’appuie sur une succession de contre-vérités :

Notes

[2Var-matin du 7 janvier 2006.

[3Dossier évoqué à l’audience du 20 décembre 2013.

[4Note de LDH-Toulon : on aimerait savoir de quelle ville il s’agit.


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