magnifique Cercle de silence le 27 avril


article de la rubrique démocratie > les cercles de silence
date de publication : jeudi 26 avril 2018
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Le mouvement des "Cercles de silence" a été lancé en 2007 pour protester contre l’enfermement systématique des sans-papiers dans les centres de rétention qui ne sont "rien d’autre que des prisons".


photo G.C. - Cercle du silence, 27 avril 2018, Toulon

Auparavant, la rétention administrative ne pouvait pas dépasser 45 jours. L’étranger retenu disposait de certains droits et pouvait recevoir l’aide d’associations. [1]

Dimanche 22 avril, le projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » a été voté. La veille, les députés ont donné leur feu vert à l’augmentation de la durée maximale de séjour en centre de rétention des étrangers en attente de leur expulsion ; la durée maximale de rétention va passer de 45 jours à 90 jours.

La durée de rétention n’a cessé d’augmenter, elle était de sept jours en 1981.
photo : Cercle du silence, 27 avril 2018, Toulon

"Le 12 février 2018, une trentaine de députés se sont rendus dans des CRA un peu partout en France. L’objectif : voir la situation sur le terrain, à quelques jours de la présentation du projet de loi asile et immigration en Conseil des ministres. Alexandra Louis, député LREM des Bouches-du-Rhône, était pour sa part au centre de rétention du Canet, à Marseille. (...) Au niveau des repas, « le service n’est pas toujours adapté et certaines personnes ont faim », confie-t-elle au Figaro. Du côté des soins, « il n’y a pas assez de personnel pour escorter les publics ». (...)

Contacté par Le Figaro, le collectif Réseau éducation sans frontières confirme que la vie est « très dure » dans ce centre de rétention. « Comme le CRA de Toulouse, celui du Canet est construit sur un modèle très spécial, avec une sécurité importante. Les conditions de vie y sont très dures, que ce soit au niveau de l’hygiène, de la promiscuité ou de la liberté de circuler », explique-t-on.

« Ce n’est rien d’autre qu’une prison qui ne dit pas son nom », renchérit David Rohi. [2]

"Le 21 avril, le ministre a notamment promis que les centres de rétention (CRA) seraient aménagés pour que les conditions "puissent être effectivement acceptables", notamment pour les familles."

Un engagement à tenir de toute urgence (voir supra).


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