violences familiales STOP


article de la rubrique Toulon, le Var > d’une rive à l’autre
date de publication : lundi 6 avril 2020
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Mesures prises pour lutter contre les violences familiales (enfants, femmes, ...). Au Sénat : "Il faut aller plus loin ..." - Un Centre ouvert à la Seyne sur Mer


02-04-2020 : Marlène Schiappa, a indiqué que le nombre de signalements pour violences a augmenté de 32% depuis le début de la crise. Face à l’augmentation des violences, plusieurs dispositifs ont été mis en place.

En plus du numéro 3919, il est désormais possible de faire un signalement en envoyant un SMS au 114. Il est également possible d’alerter un pharmacien en prononçant simplement le mot code "masque 19". Et en cas d’urgence, il est toujours nécessaire d’appeler le 17.

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Violences intrafamiliales accrues en période de confinement : il faut aller encore plus loin dans la protection des victimes - Sénat - Mardi 31 mars 2020

La délégation aux droits des femmes du Sénat, dont le bureau s’est réuni en visioconférence le lundi 30 mars 2020, prend acte avec beaucoup d’intérêt des annonces du Gouvernement pour que, dans les circonstances inédites liées au confinement, les femmes victimes de violences puissent appeler à l’aide dans les pharmacies. Elle salue la disponibilité de l’Ordre des pharmaciens et fait confiance à ces professionnels pour accueillir dans les meilleures conditions celles qui demanderont un "masque 19". Elle exprime en revanche des réserves sur la possibilité pour les associations d’assurer des permanences supplémentaires dans les centres commerciaux, avec des moyens humains encore plus contraints. (...)

Dans cette logique, la délégation propose la mise en place d’un suivi des plaintes et des mains courantes, car les femmes qui les ont déjà déposées courent probablement un risque accru lorsqu’elles sont confinées avec le conjoint violent. (...)

Enfin, très préoccupée du risque d’aggravation des violences faites aux enfants, la délégation demande que les outils de classe numérique mis à disposition des élèves comportent un module dédié aux droits de l’enfant, indiquant notamment le numéro d’urgence 119 (...) - Annick Billon, présidente. [1]

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ATTENTION : Très souvent, la victime ne peut pas faire grand-chose. « C’est à l’entourage de prendre des nouvelles ».

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28-03-2020 : "Les pharmacien.ne.s à votre écoute : Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé la mise en place d’un dispositif au sein des pharmacies. Celles-ci seront chargées d’accueillir les personnes en détresse, de les aider à appeler les forces de l’ordre ou tout simplement de leur tendre une oreille bienveillante. Une mesure peu convaincante pour Marie-Paule Grossetête « Ce dispositif existe depuis 2014, c’est bien de rappeler aux pharmaciens et pharmaciennes leur mission. (...) Les salariés ne sont mêmes pas au courant. Et pour cela, il faut des moyens financiers. »

Fuir n’est pas interdit : S’il est interdit de sortir de chez soi, « il n’est pas interdit de fuir » rappelle une campagne diffusée sur les réseaux sociaux. (...)

Si vous êtes victimes de violences intrafamiliales et que vous résidez à Marseille, appelez SOS femmes 13 au 04.91.24.61.50. Pour les appels urgents, contactez police ou gendarmerie au 17, 112 ou 119. Pour une écoute gratuite, composez le 3919 (...)

Le cas échéant, il est enfin possible de joindre le numéro 116 006 de France Victimes." [2]

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25-03-2020 : Un accueil des victimes maintenu :

Nonobstant la fermeture des lieux publics destinés à accueillir les victimes et la nécessaire réorganisation du travail des agents chargés de leur suivi, la continuité de ce service public n’est pas rompue. [3]

Grâce à la mobilisation de tous les acteurs de l’aide aux victimes – notamment le service de l’accès au droit et à la justice et à l’aide aux victimes du ministère de la justice et le réseau associatif France Victimes- toutes les victimes pourront bénéficier d’un accueil téléphonique – via le 116006- et d’une orientation efficiente vers les acteurs judiciaires, en cas de besoin.

Ainsi donc, si la plate-forme arretonslesviolences.gouv.fr et le numéro d’appel 17 demeurent naturellement les contacts à privilégier en cas d’urgence, toute victime doit savoir qu’elle peut aussi compter sur un accueil personnalisé et une orientation spécifique, par le biais des associations travaillant en lien étroit avec l’ensemble des cours et tribunaux. (...)

Une diffusion des téléphones grave danger assurée (...)

Le soutien de l’application App’elles (..)

Ce système a été lancé en 2015 par Diariata N’Diaye- association Résonantes- pour aider les femmes victimes. Gratuite, cette application propose trois services : alerter, joindre les services d’urgences et informer.

Elle peut être téléchargée sur tout téléphone portable. (...)

Que le risque sanitaire –en raison des mesures de précaution qu’il impose- ne génère pas d’autres atteintes à la santé et à l’intégrité physique des personnes, celles que pourrait entraîner la cohabitation dans un contexte de violences conjugales ou intrafamiliales : tel est l’objectif, tel est le mot d’ordre ! Pour sa part, le ministère de la justice se mobilise pleinement à cette fin.


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