liberté de la presse, on peut en mourir


article de la rubrique libertés > liberté d’expression / presse
date de publication : jeudi 7 septembre 2017
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RENDEZ-VOUS, le 28 septembre à partir de 18 h, à la FOL83. Soirée ciné-débat avec une représentante de l’Observatoire de la liberté de Création et 3 journalistes (Le Ravi, Var Matin, La Marseillaise) pour un débat sur la LIBERTE DE LA PRESSE - Venez nombreux


Lu dans OUEST France le 06/09/2017 [1] :

"La journaliste indienne, Gauri Lankesh, a été tuée par balles par des assaillants à moto à Bangalore dans le sud de l’Inde. Elle se battait notamment pour la condition des femmes et la liberté de la presse dans son pays.

Une journaliste indienne renommée, Gauri Lankesh, 55 ans, a été tuée par balles ce mardi par des assaillants à moto à Bangalore (sud du pays), a indiqué le gouverneur de l’Etat du Karnataka. Elle ouvrait la porte d’entrée de sa résidence à Bangalore lorsque des tueurs à moto l’ont abattue de deux balles dans la poitrine et une dans la tête, a rapporté l’agence de presse Press Trust of India (PTI).

"Absolument choqué d’apprendre le meurtre de la célèbre journaliste Gauri Lankesh. Je n’ai pas de mots pour condamner ce crime odieux", a écrit sur Twitter le gouverneur Siddaramaiah.

Rédactrice en chef d’un tabloïd, Gauri Lankesh était la fille du journaliste et poète P. Lankesh. Elle était très critique à l’encontre des nationalistes hindous. Elle se battait pour la condition des femmes et la liberté de la presse dans son pays. Elle dénoncait aussi le système des castes.

"J’ai parlé au directeur général de la police et l’ai chargé de mener une enquête rapide et approfondie pour mener les auteurs devant la justice", a ajouté le gouverneur. L’Etat méridional du Karnataka a connu récemment plusieurs meurtres de militants et d’universitaires.

De nombreuses personnes ont réagit à l’annonce du décès. Le Groupe de presse des femmes en Inde (The Indian Women’s Press Corps ou IWPC) a condamné l’assassinat de Gauri Lankesh dans l’Indian express. "Sa critique était tranchante. Elle n’hésitait pas à s’exprimer contre l’obscurantisme et le conservatisme. Réduire au silence une journaliste de cette manière est extrêmement dangereux pour la démocratie."


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