libérez Georges Ibrahim Abdallah


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date de publication : dimanche 24 octobre 2021
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Georges Ibrahim Abdallah est libérable depuis 1999.


Toulon : Salan « déboulonné » par Georges Ibrahim Abdallah

L’action symbolique a eu lieu samedi 23-10-2021, au rond-point Salan en haut de l’avenue de Sainte-Anne. Il s’agissait de recouvrir la plaque qui rend hommage au général putschiste par celle portant le nom du communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah.

Pour mémoire c’est le maire frontiste du Port du Levant Jean-Marie Le Chevallier qui s’était payé le luxe de mettre à l’honneur Raoul Salan, le général factieux qui participe au putsch d’Alger en 1961 et fondateur de l’OAS, condamné à mort par contumace puis à la perpétuité, avant d’être amnistié en 1968.

Quatre ans plus tard grâce au combat mené par la Ligue des droits de l’homme et plus particulièrement son président d’alors François Nadiras, le nouveau maire Hubert Falco rétablit une vérité historique et fait renommer le carrefour : « Colonel Salan, libération de Toulon » et non plus Général Salan grade qu’il avait au moment du putsch d’Alger. (...)

Georges Ibrahim Abdallah est « un militant de la cause palestinienne », condamné en 1987 à perpétuité – alors que le procureur requérait 10 ans – présumé assassin en 1984 de l’attaché militaire de l’ambassade des États-Unis et d’un fonctionnaire israélien membre du Mossad.

« Georges Ibrahim Abdallah est libérable depuis 1999 mais sous la pression des États-Unis , (...) il est toujours incarcéré, depuis maintenant 37 ans  » reprend le président de VPJM, Christian Salmon . [1]

POUR MEMOIRE : 25 août 2015 - Raoul Salan clandestinement à Toulon

Salan maquillé : A qui doit-on le maquillage inadmissible d’une plaque commémorative concernant Raoul Salan ? Le paradoxe est que cet incident survient alors que François Nadiras,président de la section de Toulon de la LDH demande depuis des années que des explications soient données sur l’Histoire du monument de la Porte d’Italie.
Rappelons-nous : au moment de quitter la mairie de Toulon, en 2001, après la gestion pitoyable que l’on sait, le Front national a délibérément choisi la provocation : Jean-Marie Le Chevallier a fait adopter le 21 décembre 2000 par le Conseil municipal une délibération qui attribuait le nom de “’Général Raoul Salan, libérateur de Toulon” à un carrefour de la ville — voir le compte rendu des débats [1]. Nous savions tous que le général putschiste avait été condamné pour atteinte à la sûreté de l’Etat, pour son action à la tête d’une organisation terroriste de sinistre mémoire.

Une stèle, comportant le texte de la délibération de décembre 2000, a été fixée à l’extérieur sur le mur d’enceinte de l’Hôpital militaire Sainte Anne, dans l’angle Sainte-Anne / Escartefigue :

La section de Toulon de la LDH a immédiatement protesté, d’autant plus que ce texte comportait une erreur historique. En effet, si le colonel Raoul Salan a effectivement participé à la sanglante bataille de Toulon (qui fit 2500 morts) c’était en tant que colonel, à la tête du 6e Régiment de tirailleurs sénégalais.

Mais il a fallu attendre plus de 4 ans pour que, invoquant la vérité historique, le Sénateur-Maire Hubert Falco propose au conseil municipal du 24 juin 2005 de renommer le carrefour “Colonel Salan, libération de Toulon” — voté à l’unanimité des présents moins une voix [2]. [2]


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