les cercles de silence pour les droits des étrangers


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date de publication : mardi 27 octobre 2015
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Samedi 24 octobre 2015, un Cercle de silence s’est reformé sur la place centrale de Toulon, la Place de la Liberté. Pour la 74e fois, quelques dizaines de personnes se sont retrouvées et ont formé un cercle silencieux, afin de manifester pendant une heure leur solidarité avec ceux que l’on désigne tantôt de “sans-papiers”, de “migrants illégaux”, ou de “réfugiés” ...

Ces manifestants veulent rappeler que ces personnes venues de loin sont des Hommes, qu’à ce titre elles possèdent des droits, et que ceux-ci doivent être respectés.


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(Photo LM)

Les Cercles de Silence montent la garde pour les droits des étrangers

par G. de Saint-Vulfran, La Marseillaise, mardi 27 octobre 2015


Tous les quatrièmes samedis du mois, un collectif d’associations appelle à un rassemblement pour une société plus fraternelle.

Ce samedi 25 octobre, ils étaient encore une cinquantaine sur la place de la Liberté de Toulon. En cercle... et en silence. Les militants du collectif du Cercle de Silence de Toulon ne lâchent pas l’affaire. Bien au contraire. Comme dans deux cents autres villes de France, plusieurs associations, dont la Ligue des Droits de l’Homme, RESF ou le CCFD, se mobilisent pour rester solidaires vis-à-vis du droit des étrangers, tous les quatrièmes samedis du mois. « Nous sommes réunis sur une idée commune : au-delà de l’égalité et de la liberté, la fraternité n’est pas assez mise en avant. C’est ce que nous défendons : il n’y a pas que les droits, nous revendiquons aussi une société plus fraternelle, et c’est ce qui manque aujourd’hui à l’idéal républicain », explique Christophe Baconin, de la LDH et coordinateur du Cercle du Silence. « C’est important de réunir toutes les associations, laïques et religieuses, autour d’une même cause. »

Terre d’accueil

Le mot d’ordre ? « Parce que la France doit redevenir une terre d’accueil, respectueuse des droits humains, nous dénoncerons une fois de plus les conditions inacceptables dans lesquelles les migrants sont reçus dans notre pays. Parce que nous ne pouvons tolérer une politique de l’immigration qui brise des vies humaines, nous invitons la population à manifester son indignation par le silence », énonce l’un des tracts du collectif. « Chacun peut venir le temps qu’il souhaite, cinq minutes, dix minutes, une heure... », poursuit Christophe Baconin. Depuis les six ou sept années de son existence, le Cercle a rencontré de nombreuses hostilités, notamment de la part de l’extrême droite : « Mais aujourd’hui, vu l’actualité, beaucoup de gens nous rejoignent. La grande difficulté étant encore de mobiliser les jeunes, qui restent en retrait. Pourtant, nous sentons un frémissement dans la prise de conscience : le principal étant d’ouvrir un dialogue. Et, si le rapport de forces est encore inégalitaire, il est nécessaire de continuer le combat des droits des étrangers. Nous sommes un peu comme des sentinelles. »

Rétentions administratives, expulsions, droits de l’Homme... « Pour nous, il n’y a pas de différence entre réfugiés, demandeurs d’asiles et migrants économiques : ils sont tous des réfugiés. Et le collectif a toujours informé la population sur la situation des migrants qui meurent en Méditerranée. »

Lors des cercles, les associations font ainsi acte d’informations aux passants : « Comme celle sur la possibilité d’accueillir pendant un mois un réfugié » via le réseau de solidarité Welcome ou encore par le biais d’autres opérations d’entraide comme le « Sakasurvie ».

P.-S.

A Toulon, les cercles de silence se reforment en principe le quatrième samedi de chaque mois de 11h30 à 12h30. Le prochain se formera le 28 novembre.

Pour tout renseignement complémentaire, contacter philocolibri@gmail.com.


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