les "Artisans de la paix" : une demande d’humanité


article de la rubrique justice - police > justice
date de publication : jeudi 13 février 2020
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La justice a une nouvelle fois refusé le 07/10/2019, la demande de libération conditionnelle de Frédéric « Xistor » Haranburu ! Lire la tribune signée par Me Tubiana [1]


Leur condamnation à perpétuité est assortie d’une période de sûreté, de 18 ans pour Haramboure et Esnal et de 15 ans pour Ion. Cela veut dire que depuis 2008 dans le cas des deux premiers, et depuis 2005 pour le dernier, ils pourraient être libérés sous conditionnelle. Ils ont fait plusieurs demandes de libération conditionnelle qui ont toutes été refusées. [2]

"En juillet 2019, le Tribunal d’Application des Peines de Paris a accordé la libération conditionnelle à « Xistor » Haramboure mais le parquet avait fait appel de cette décision. Le parquet antiterroriste avait estimé que le prisonnier présentait des risques de récidive. Les Artisans de la paix dénoncent un acharnement et précisent que « n’importe quel prisonnier de droit commun aurait été libéré ». [3]

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9 JANVIER 2020 – TRIBUNE SIGNÉE PAR MICHEL TUBIANA

“EX-MEMBRES DE L’ETA DÉTENUS EN FRANCE : « IL S’AGIT DE LAISSER MOURIR DES CONDAMNÉS EN PRISON, À PETIT FEU, SANS TÉMOIN »” ( Publiée dans le Monde)

Un collectif d’avocats et de magistrats demande à la justice française, dans une tribune au « Monde », de faire preuve d’humanité à l’égard de membres d’un commando de l’ETA condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.

Oh ! Rassurons les bonnes âmes, l’échafaud ne sera pas remonté demain dans une cour de prison. Le projet est moins dérangeant et bien plus hypocrite : il s’agit de laisser mourir des condamnés en prison, à l’abri des regards, à petit feu, sans témoin. Les pouvoirs publics et une partie de la justice antiterroriste collaborent dans cette mise à mort discrète. Il est vrai que ces hommes ont été condamnés pour des actes graves. Dès lors, pour certains, les arguments du droit ou les évidences de la simple humanité deviennent inaudibles. (...) [4]


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