Riace, village d’accueil transformé en village de rejet


article de la rubrique international > l’Europe
date de publication : dimanche 14 octobre 2018
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Matteo Salvini se félicite de l’arrestation du maire de Riace qu’il avait traité de « zéro » dès son arrivée au pouvoir et force les migrants à quitter la commune.


APPEL POUR LA REMISE EN LIBERTÉ IMMÉDIATE DE MIMMO LUCANO, MAIRE DE RIACE Appel et pétition de plusieurs personnalités et organisations, dont la LDH [1]

"Accusé d’avoir « favorisé l’immigration clandestine » le maire de Riace (Calabre) est aux arrêts domiciliaires depuis le 2 octobre. Il s’agit d’une arrestation en représailles à l’action courageuse de Mimmo Lucano, surnommé le « maire de l’accueil », qui s’était mis cet été en grève de la faim pour protester contre la politique migratoire inhumaine du gouvernement italien."
 [2]

12/10/2018 : "Le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, a ordonné que les migrants du village de Riace, quittent la commune pour des centres d’hébergements. Le maire a quant à lui été arrêté, soupçonné d’organiser des mariages blancs."

"Difficile d’imaginer symbole plus parfait du virage opéré par l’Italie, ces derniers mois, sur la question migratoire.

Lundi 1er octobre, près de cinq ans jour pour jour après le terrible naufrage au large de Lampedusa – 366 morts – qui avait poussé le gouvernement Letta à mettre sur pied l’opération « Mare Nostrum » (visant à secourir les migrants en mer), le maire de la petite ville de Riace (Calabre), Domenico (dit « Mimmo ») Lucano, a été arrêté, puis placé aux arrêts domiciliaires.

« Attendons ce que diront les “droits-de-l’hommiste” », a aussitôt claironné le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), sur les réseaux sociaux, se félicitant de l’arrestation d’un élu qu’il avait traité de « zéro » dès son arrivée au pouvoir , et qui passait pour une de ses bêtes noires.

Le maire est soupçonné d’aide à l’immigration clandestine et d’irrégularités dans l’octroi des financements pour le ramassage des ordures de son village. Il est également accusé d’avoir organisé des mariages blancs entre des habitants de Riace et des migrants pour leur obtenir un titre de séjour. Une conversation interceptée par les magistrats, dans laquelle l’édile proposait de marier « en une journée » une Nigériane déboutée de sa demande d’asile, semble être l’élément le plus accablant, même si, à l’heure actuelle, nul ne sait si cette proposition a été suivie d’effet.

Mais pour le reste, les charges semblent particulièrement minces ... " (lire la suite sur [3]

Communiqué de la LDH : [4]


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