le Var est opposé aux recherches d’hydrocarbures


article de la rubrique Toulon, le Var
date de publication : lundi 9 avril 2012
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En dépit du fort mistral, « que ce soit à La Seyne-sur-Mer ou au pied du Fort de Brégançon, des centaines, des milliers de citoyens ont réaffirmé, hier, leur opposition à la recherche d’hydrocarbures et de gaz de schiste. » (Var-matin, 9 avril 2012)

Le site du collectif du Var : http://gazdeschiste-collectif-var.o....


Le point de vue de la LDH de Toulon

Gaz de schiste, pétrole en mer...

... autant d’impasses énergétiques coûteuses, dévastatrices pour les milieux naturels, dangereuses pour l’homme, et pourtant des multinationales cherchent à obtenir le droit de forer, fracturer, exploiter le sous sol et les fonds marins.

La majeure partie du Var est menacée par un permis d’exploration dit de Brignoles ; un autre permis concerne la Méditerranée au large de Port Cros.
Ces permis ont été accordés par l’Etat dans le plus total secret.
Aujourd’hui, dans ce département comme dans de nombreux autres en France, des collectifs citoyens se sont créés pour dénoncer ce déni de démocratie, informer, agir et proposer des solutions alternatives à la prospection de ressources énergétiques fossiles. De nombreux maires se sont associés à leur lutte ( 109 à ce jour).

La LDH, estimant que l’énergie est un enjeu démocratique fondamental, que l’approvisonnement de chacun à l’énergie dont il a besoin n’est plus assuré aujourd’hui (5 millions de personnes vivent en France dans une situation de précarité énergétique), et que l’on ne peut construire l’avenir de la planète et de l’humanité sur la base de la destruction de ses ressources, a toute sa place dans ce combat.

C’est pourquoi, elle a consacré le 6 avril, une émission de République-Bastille, paroles de citoyens, à cette question énergétique.

Pour [ré]écouter l’émission : cliquer [1]

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La Seyne a dit non (photo Guy Mouisse)

Manifestations dans le Var et en Corse pour dire "non" aux forages pétroliers en Méditerranée

[Le Point, le 8 avril 2012 à 19:54]


Mobilisation dans le Var – 1.450 personnes, selon la préfecture, 5.000, selon les organisateurs – pour manifester dimanche dans le Var, contre un projet de forages pétroliers en Méditerranée.

Sur la plage du Cabasson, face à la résidence présidentielle du fort de Brégançon, quelque 3.000 personnes (350 selon la préfecture) se sont retrouvées pour un pique-nique militant face à la mer.
Formant une chaîne humaine d’un bout à l’autre de la plage, et rejoints au large du fort par quelques bateaux (six seulement, selon la préfecture, en raison d’un fort mistral), les manifestants, portant une banderole "pétroliers en mer, littoral en danger", ont clamé leur volonté de voir la "Méditerranée sans pétrole".

Parmi eux, Eva Joly, venue partager quelques tartines avec les protestataires sur la plage, a expliqué s’être déplacée "en tant que candidate et en tant que citoyenne". "On veut chercher les derniers barils d’hydrocarbures avec les risques que cela comporte en eaux profondes, de marée noire et de pollution", a-t-elle dénoncé.
Interrogée sur la déclaration du président-candidat, Nicolas Sarkozy, vendredi lors d’un meeting à Caen – "je n’accepterai pas de forages pétroliers en Méditerranée devant les Calanques", avait-il affirmé –, Mme Joly a dit en avoir "pris acte".
"Il n’a pas le choix et cela me fait plaisir" a-t-elle souligné, saluant "encore une fois" la victoire de la mobilisation citoyenne et des écologistes.

Pour William Grandordy, du collectif hyérois contre les hydrocarbures, la déclaration de M. Sarkozy s’apparente à "un effet d’annonce en pleine campagne : on ne la fait pas aux Français".
Accordé une première fois en 2002, puis prolongé en 2006 jusqu’à la date du 19 novembre 2010, ce permis "Rhône-Maritime" d’exploration d’hydrocarbures en Méditerranée, couvrant une superficie de 9.375 km2, est détenu par la société britannique Melrose Resources, récemment associée au groupe texan Noble Energy.

Le ministère de l’Energie a indiqué dimanche soir que le gouvernement n’avait pas répondu à la demande de renouvellement du permis et que cette absence de réponse "vaut rejet implicite".
"Melrose Resources a demandé la prorogation de ce permis en août 2010. La réponse à cette demande devait être apportée dans un délai de 15 mois, l’absence de réponse valant rejet implicite. Cette demande de prorogation a donc été rejetée de manière implicite en janvier 2012", a dit le ministère.

Concernant d’autres projets éventuels, le ministère de l’Energie ajoute que la requête de Melrose est à ce jour en France la "seule demande de permis d’exploration d’hydrocarbures en Méditerranée".
Parallèlement à cette manifestation sur la plage, un autre rendez-vous avait été fixé à la Seyne-sur-Mer (Var), où 2.000 personnes (1.100 selon la préfecture) se sont retrouvées afin de protester également contre l’exploitation du gaz de schiste dans le département.

En Corse, entre 120 et 150 personnes, parmi lesquelles des élus, notamment des partis nationalistes Corsica Libera et Femu a Corsica, se sont rassemblées à Macinaggio (Haute-Corse), de même qu’une quinzaine de bateaux.

En revanche, la flottille qui avait prévu de manifester au large d’Ajaccio dans l’après-midi, n’a pas pu quitter le port en raison du mauvais temps.

Enfin, un rassemblement était prévu à Calvi en début de soirée.

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Les permis de recherches

Notes

[1Pour les autres émissions de République-Bastille, consulter l’agenda du site.


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