la France et la dépense publique sociale


article de la rubrique international > l’Europe
date de publication : jeudi 3 décembre 2020
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Selon l’OCDE, la France consacre 32% de son PIB aux dépenses publiques sociales.


Une France sociale ? :

Depuis que les chiffres de l’OCDE ont été rendus publics, l’information fait le tour des rédactions : "l’Hexagone a consacré l’an dernier 32% de son PIB à ces dépenses, bien plus que la moyenne des 38 pays membres qui s’élève à 19,9%.

La France devance ainsi la Finlande (29,6%) et le Danemark (29,2%) mais aussi l’Allemagne (25,4%) et la Norvège (25,2%). Elle se trouve également à des années-lumière du Mexique (7,5%), de la Corée (10,%) et du Chili (11,4%) qui clôturent ce classement." [1]

Toutefois, peut-on comparer ces pays alors que la France est la 6e (ou 7e), puissance économique mondiale ? En revanche, la comparaison avec l’Allemagne peut se concevoir, les 2 pays étant fort proches dans la course à la 6e place :

La France en exemple ? :

"La France, encore dans la cour des grands :
Elle demeure en 2020 la 6ème ou 7ème économie mondiale, au regard de son PIB. 6ème économie mondiale en 2018, elle devrait en 2019 rétrograder d’un cran, doublée par l’Inde. Et pourrait dès cette année reprendre son 6ème rang au Royaume-Uni. (...)
Le repoussoir hexagonal est même devenu paradoxalement le modèle qui s’exporte, à travers la réactualisation de la question sociale dans les pays avancés, avec l’instauration d’un salaire minimum en Allemagne, sa revalorisation au Royaume-Uni ou dans de nombreux États américains.

Ces chiffres sommaires et en valeur absolue, ne doivent pas pour autant voiler le fait que la thématique décliniste s’est construite sur des constats dynamiques extrêmement préoccupants : 1) le décrochage des parts de marché françaises à l’export ; 2) une éviction ou une délocalisation de pans entiers de notre industrie ; 3) une divergence de plus en plus marquée avec l’Allemagne. Avec pour sanction un décrochage très relatif du PIB par habitant."

 [2]

Une France dépensière ? :

"Elle n’est toutefois pas la plus dépensière dans toutes les catégories. Pour les pensions de retraite et de réversion, principal poste de dépense publique dans la plupart des pays riches, elle arrive ainsi en troisième position (13,9% du PIB en 2015, derrière la Grèce et l’Italie).

Elle se classe même septième pour les « aides au revenu à la population d’âge actif » (5,4% du PIB en 2015), qui regroupent les allocations chômage, les prestations familiales et celles liées à l’incapacité (invalidité, maladie, accidents du travail)." [3]


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