Amesys, l’impunité doit cesser


article de la rubrique droits de l’Homme > la LDH
date de publication : dimanche 9 juillet 2017
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L’entreprise Amesys fait l’objet d’une information judiciaire depuis 2011 en France pour avoir fourni au régime libyen un vaste système de surveillance électronique ayant permis l’identification d’opposants et de défenseurs des droits humains, arrêtés puis torturés. La FIDH et la LDH dénoncent, dans un communiqué, les livraisons à l’Egypte. [1]


L’article d’Olivier TESQUET : "Amesys : les tribulations égyptiennes d’un marchand d’armes numériques français", publié par Télérama le 5 juillet 2017, alertait :

"En 2017, une entreprise française poursuivie pour avoir fait commerce avec un dictateur continue d’écouler les mêmes produits auprès de pays pas plus fréquentables. Pis, elle le fait avec l’aide des autorités hexagonales. Business as usual. Au risque de voir l’Histoire bégayer." [2]

La FIDH et la LDH demandent que les exportations d’Amesys cessent (extraits du Communiqué ci-dessous) [3]

"En 2011, un reportage du Wall Street Journal révélait la mise en place par l’entreprise Amesys d’un vaste système de surveillance électronique ayant permis l’identification et le ciblage d’activistes et d’opposants libyens par le régime de Mouamar Khadafi.

En janvier 2013, cinq victimes libyennes – dont les communications ont été identifiées par ce système de surveillance, et sur la base desquelles elles ont été arrêtées et torturées – étaient soutenues par la FIDH et la LDH pour se constituer partie civile en France et venir témoigner devant les tribunaux français.

A ce jour, aucune mise en examen n’a été prononcée (...)

« Mettre dans les mains du régime Sissi de tels outils de traque et de surveillance des opposants, alors que la répression battait son plein, est non seulement effroyablement cynique, mais aussi et très probablement de nature criminelle.

C’est pourquoi nous demandons à la justice française d’étendre l’enquête en cours sur la vente à la Libye au soutien apporté à l’appareil répressif égyptien » a déclaré Patrick Baudouin, avocat de la FIDH et Président d’honneur."

" (...), nous demandons d’ores et déjà aux autorités politiques françaises de prendre toutes les mesures nécessaires pour que le soutien apporté au régime égyptien cesse immédiatement. Il s’agit en effet d’une claire violation de la responsabilité des entreprises à respecter les droits humains » a déclaré Maryse Artiguelong, Vice Présidente de la LDH et de la FIDH."


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