écologie, énergie, un exemple de recyclage innovant


article de la rubrique droits de l’Homme > développement durable
date de publication : jeudi 30 août 2018
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Indépendamment de la démission du ministre de l’écologie français, le 28 août, plusieurs questions persistent quant aux avancées du développement durable en France. Les Pays Bas donnent en exemple un stade qui utilise sa propre énergie en associant batteries de voiture recyclées et panneaux solaires.


France : Le 8 septembre auront lieu partout dans le monde des milliers d’actions locales démontrant la mobilisation citoyenne en amont du Sommet mondial pour l’action climatique. Contact : [1]

Un exemple de recyclage innovant aux Pays Bas :

"En avril 2014, des panneaux solaires recouvraient le toit de celui qu’on appelait à l’époque, Amsterdam Arena. Sur 7000 mètres carrés, les 4.200 panneaux solaires permettent de produire 930.000 kWh annuellement, soit 10% des dépenses de l’enceinte, ou la consommation de 270 maisons néerlandaises en un an. Les panneaux solaires produisent de l’énergie grâce au soleil, mais les rencontres de football ont lieu aussi la nuit, sous la neige, sous les nuages... sans soleil. Il fallait un moyen pour stocker toute cette énergie ..." [2]

2018 : "Le stade Johan Cruyff Arena (ex Ajax d’Amsterdam), va mettre en service le plus grand système de stockage d’énergie électrique réalisé à partir de batteries de véhicules électriques et hébergé par un bâtiment tertiaire. L’installation, présentée comme étant une innovation mondiale, revêt une importance particulière, car c’est dans ce type d’application que les batteries de véhicules électriques doivent trouver une seconde vie ..." [3]

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Des atermoiements en France :

Eolien en mer : "Dès le lancement des premiers appels d’offres d’éolien en mer, au début des années 2010, les régions du Grand Ouest se sont mobilisées. Elles ont massivement investi pour aménager les ports de Brest, Cherbourg ou Saint-Nazaire afin d’accueillir les bases arrières de cette nouvelle industrie alors pleine de promesses. Mais depuis quelques mois, la crainte monte face aux derniers arbitrages du gouvernement. Il s’agit en particulier de la renégociation des financements publics accordés aux projets d’éolien en mer ..." [5]

Eolien terrestre : "La France prévoit d’installer d’ici 2023 entre 21,8 et 25 gigawatts (GW) de capacités de production d’électricité à partir d’éolien, contre un peu plus de 13,7 gigawatts installés fin 2017. Mais les projets se heurtent à un problème d’acceptabilité, avec de nombreux recours d’associations ou de riverains hostiles, ainsi qu’à des difficultés de cohabitation avec des installations militaires ou le patrimoine architectural. Résultat, les projets mettent entre 7 et 9 ans pour se concrétiser, contre 3 à 4 ans en Allemagne." [6]

Centrales à charbon : "Emmanuel Macron avait promis durant la campagne pour la présidentielle de fermer les centrales à charbon durant son quinquennat. (...) Le charbon - encore largement utilisé dans le monde et en particulier en Allemagne - est la manière la plus polluante de produire de l’électricité. En France, il reste quatre centrales à charbon en activité : deux d’EDF à Cordemais (Loire-Atlantique) et au Havre (Seine-Maritime) et deux autres de l’allemand Uniper à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Saint-Avold (Moselle). Cette énergie joue un rôle marginal dans la production d’électricité du pays, dominée par le nucléaire. L’an dernier, le charbon représentait 2,3 % des capacités avec 3 gigawatts et il n’a compté que pour 1,8 % de la production. Mais EDF comme Uniper défendent l’utilité de ces moyens facilement mobilisables, notamment pendant les pics de consommation hivernaux." [7]

Centrales nucléaires : "La France est l’un des pays dotés du plus grand nombre de centrales nucléaires au monde. Pour s’assurer de leur fonctionnement dans des conditions optimales de sûreté, l’Etat a chargé un organisme public indépendant, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de contrôler leur sûreté. 19 centrales nucléaires sont actuellement en fonctionnement en France." [8]

Nucléaire, le problème des déchets : "L’activité nucléaire produit des déchets, inévitablement à traiter. En 2015, dans l’Hexagone, ils représentaient déjà 1,5 million de mètres cubes, dont 58% directement imputables à l’industrie électronucléaire, 29% à la recherche et 9% à la défense. Et ils augmentent au rythme de 2 kg par an et par habitant. (...) Ce qui concentre l’attention de l’agence comme de l’opinion publique, ce sont surtout les déchets de haute activité (HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL) qui représentent 3,3% du volume de l’ensemble des déchets radioactifs, mais en concentrent 99,8% de la radioactivité ..." [9]


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