de la chasse aux harragas à la mise en place d’une médiathèque du futur


article de la rubrique Toulon, le Var > Toulon
date de publication : mercredi 2 avril 2014
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La campagne des élections municipales a été l’occasion de comparer la gestion de villes d’importance semblable. Le mensuel Terra eco a ainsi classé 30 villes comparables à Toulon, suivant différents critères. Sur le plan des équipements culturels, Toulon s’est retrouvée à l’avant-dernière place (29e) ! Est-ce la raison qui a poussé Hubert Falco, maire de Toulon depuis 2001, à annoncer le projet d’une “médiathèque du futur” sur le site de l’ancien hôpital Chalucet ?

Est-ce ce projet qui l’a incité à faire figurer sur sa liste le vice-amiral d’escadre Yann Tainguy, ex-préfet maritime de Toulon de mai 2009 à août 2013, pour lui confier ensuite la délégation à la culture – Culture, Animation culturelle, Expositions, Bibliothèques, Archives ? Il a su adapter la marine nationale à de nouvelles missions en organisant le combat contre les “harragas” – les migrants clandestins. Il saura gérer la mise en place d’une médiathèque du futur.


A quand une vraie médiathèque pour le centre-ville toulonnais ?

par G. de Saint Vulfran, La Marseillaise du 22 mars 2014


La lecture pour tous, c’est l’un des chantiers jamais vraiment ouvert par la municipalité UMP sortante qui envisage une structure à Chalucet...

Mais que veut vraiment Hubert Falco ? s’interrogeait récemment un hebdo national sur les colonnes Morris de la ville. En termes de culture et d’équipements publics, on peut se demander. Une médiathèque digne de ce nom à Toulon et en centre-ville ? C’est l’un des serpents de mer toulonnais de ces dernières décennies. Dernier projet en date : Chalucet.

Après un silence radio de plusieurs mois sur le sujet, l’équipe UMP sortante vient enfin de sortir un projet des cartons. Sur le papier, le site de l’ancien hôpital est annoncé comme « un quartier dédié à la connaissance, avec l’arrivée de 1000 étudiants » afin d’accueillir l’École supérieure d’art, une école de commerce et de design Kedge (avec la CCI) et... une médiathèque présentée comme celle « du futur », censée accueillir un centre de formation départemental des bibliothèques. Joli, mais pour quelle surface ? Trop peu apparemment.

La situation aujourd’hui ? La bibliothèque centrale est obsolète et trop à l’étroit depuis les années 70. Il n’y a aucune passerelle avec les fonds des bibliothèques universitaires (Toulon et La Garde) ou celle du Service historique de la marine (la Corderie et ses ressources extraordinaires)...

Du côté de la CGT, on s’inquiète. D’autant plus qu’au bout de 13 ans de mandature Falco, rien de majeur n’a été réalisé en faveur d’un grand équipement culturel de lecture publique. « La médiathèque du Pont-du-Las reste une structure de quartier. D’autres bibliothèques ont
été renovées, certes, et il y a eu Sainte-Musse... mais il manque clairement une grande médiathèque au centre-ville
 », constate Cassandre Rigaud (CGT). Lieu de vie et de culture pour tous. Sans compter l’insuffisance du nombre de personnels pour avoir, une amplitude d’ouverture la plus large possible. Les normes par rapport au nombre d’habitants demanderaient 8990 m². On arrive à peine à 8200 aujourd’hui. Pour une seule médiathèque centrale, il faudrait 5000m². La volonté politique a clairement manqué jusqu’à présent.

Et le projet à Chalucet semble déjà fondre comme peau de chagrin au profit des projets annexes. A gauche, au cours de la campagne, André De Ubeda (PCF) comme Robert Alfonsi (P8) ont défendu la nécessité d’un tel équipement au centre-ville.

Une histoire mouvementée

Pour mémoire, Toulon attend sa nouvelle bibliothèque depuis 1977 : une médiathèque qui devait d’abord être construite sur l’îlot des Ferrailleurs, avec le Conservatoire et les Beaux-Arts, avant de partir, dans les années 80 aux
Lices. En 1990, c’est place de la Liberté que le projet atterrit (mess de garnison) pour une ouverture en 1993... Le chantier débute, on parle de galerie marchande à la place, évolue en 1994 pour un projet de ciné-médiathèque...

Ce sera l’un des scandales de la SEMTAD... En 1995, le FN passe. Ne reste plus aujourd’hui que le cinéma. Depuis, le projet ressort des cartons sous Falco et se balade : axe des gares, anciennes halles (rappelez-vous en 2008) pour atterrir à Chalucet... Dernier arrêt ?

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M. Yann Tainguy

Réaménagement de la base navale, lutte contre les trafics, protection de l’environnement... Dans une longue interview publiée en intégralité dans Var-matin, le vice-amiral d’escadre Yann Tainguy, préfet maritime de la Méditerranée, fait le point sur les dossiers maritimes de l’année 2011.
Nous en reprenons un extrait concernant les “immigrants illégaux” :

"Prévenir et dissuader l’arrivée d’immigrants illégaux"

entretien (extrait) publié le 3 janvier 2011, sur Var-matin



Pierre-Louis Pagès : On a beaucoup parlé de reconduites à la frontière en 2010. La Marine nationale a-t-elle renforcé son dispositif de lutte contre l’immigration clandestine ?

Yann Tainguy : Dans ce domaine de la lutte contre l’immigration clandestine venant de la mer, comme dans d’autres, la Marine agit de concert avec les autres administrations ; sous la responsabilité du Préfet maritime.

A ce titre, il m’a fallu en 2010 adapter le dispositif de lutte contre cette immigration clandestine particulière.

Cette adaptation a visé, avec les moyens existants, à conforter la capacité à prévenir et dissuader l’arrivée d’immigrants illégaux et à optimiser la capacité des différentes administrations qui agissent en mer à réagir en cas d’alerte. Toutes sont concernées, gendarmerie maritime, gendarmerie départementale, affaires maritimes, douanes, police des frontières.

Pour les moyens navals dont ceux de la marine, un effort important a été produit pour renforcer la présence des moyens d’Etat, en particulier au large de la Corse. En parallèle, le passage en veille permanente de l’ensemble des 19 sémaphores du littoral méditerranéen a été anticipé de 6 mois sur les échéances initiales. Enfin, l’amélioration de leur système intégré de surveillance (appelé Spationav) a été accéléré. La Douane, la Gendarmerie maritime, et les gendarmerie territoriales ont été également mises à contribution, chacune selon ses moyens propres, pour renforcer les patrouilles de surveillance de l’ensemble du littoral. Une coordination inter-préfectorale spécifique a également été mise en place, en particulier avec la Corse.

Plus au large en Méditerranée, la marine nationale et la Douane contribuent aux opérations, conduites sous l’égide de l’agence européenne FRONTEX, en mer d’Alboran, en Mer Egée et dans le sud de la Sicile.

Nous restons très attentifs aux cas de débarquements illicites de migrants sur les côtes des pays voisins, notamment en Italie. On note un ajustement permanent des méthodes et des filières des passeurs aux mesures mises en œuvre. Les flux observés sur le segment maritime restent très largement en deçà des mouvements terrestres.

Et la douane participe également ...

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Le patrouilleur Kermorvan de la Douane française. Crédits : douane française

Toulon : les douanes testent un patrouilleur pour la Méditerranée

par Dominique Leriche, Var-maatin le 5 mai 2011


Le « Kermorvan », patrouilleur de la douane française, était hier en escale à Toulon. Le préfet maritime Yann Tainguy ou encore le procureur de la République Marc Cimamonti ont ainsi pu constater les capacités d’action de ce navire de 43 m. habituellement déployé dans la zone Atlantique. Pendant un mois, le « Kermorvan » va en effet être « testé » en Méditerranée pour renforcer le rôle de l’État en mer. Il sera amené à remplir les diverses missions assignées aux douaniers : surveillance maritime, lutte contre le narcotrafic, la contrebande, ou l’immigration clandestine. D’après Jérôme Fournel, directeur général des douanes, si le renfort opérationnel s’avère indéniable, la douane pourrait bientôt décider d’acheter puis de déployer un patrouilleur à temps complet dans la « grande bleue ». À l’heure actuelle, les deux seuls patrouilleurs des douanes sont basés à Boulogne-sur-mer et à Brest, où ils sont respectivement entrés en service en 2007 et 2008.


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