de La Seyne à Paris à vélo, Marc Vuillemot défend le service public


article  communiqué de la LDH  de la rubrique droits sociaux > santé
date de publication : mardi 16 août 2011
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Depuis le 1er août, le maire de La Seyne-sur-Mer a entamé un périple à vélo de 950 km pour porter au ministère de la santé les 20 000 pétitions signées par la population pour défendre la maternité de l’ouest Var. Il y sera reçu le mercredi 17 août au matin.

Pour défendre la maternité de La Seyne sur Mer, et tous les autres sites de proximité, Marc Vuillemot donne rendez vous sur le Parvis de Notre Dame à Paris
le 17 août à 17 heures.


Défendre les services publics

Mercredi 17 août, Marc Vuillemot, le maire de La Seyne-sur-Mer, terminera, sous son maillot jaune, le long périple à vélo qu’il a mené pour attirer l’attention sur la suppression du service de maternité de l’hôpital public de sa ville. Où l’on voit que l’impératif de rentabilité financière l’emporte sur les objectifs de santé publique et que dans les périodes de crise budgétaire et financière, les dégâts humains sont considérés comme de simples conséquences collatérales.

La LDH a fait sienne le combat pour la défense, mais aussi la promotion des services publics. La lutte contre les inégalités sociales passe par cette socialisation des risques. Le refus du gouvernement de le considérer revient à renvoyer les personnes vers leur unique sort individuel et de ce monde-là, il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade.

Le 17 août à 17 heures, sur le parvis de Notre-Dame à Paris, Dominique Guibert, secrétaire général, apportera le soutien de la LDH à ce combat pour les droits.

le 12 Août 2011

Le 17 août 2011 à Paris : Pour la défense des maternités

Défendre la maternité de La Seyne sur Mer
et tous les autres sites de proximité

Rendez vous sur le Parvis de Notre Dame à Paris
le 17 août à 17 heures

Depuis le 1° août, le maire de La Seyne-sur-Mer a entamé un périple à vélo pour porter au ministère de la santé les 20 000 pétitions signées par la population pour défendre la maternité de l’ouest Var. Il y sera reçu le mercredi 17 août au matin. Durant son voyage militant et médiatique il aura rencontré d’autres mouvements, d’autres maternités en lutte, particulièrement le collectif de Valréas.

Son itinéraire s’achèvera symboliquement au kilomètre 0 sur le parvis de Notre Dame à Paris où il sera accueilli notamment par une délégation de la maternité des Lilas, en Seine Saint Denis, elle aussi menacée de fermeture, et par d’autres délégations.

La Coordination nationale salue cette initiative et apporte son plein soutien à Marc Vuillemot (maire de La Seyne), au Comité de Défense de l’hôpital de La Seyne, et à toute la population mobilisée pour la défendre.

Elle dénonce la politique désastreuse menée par ce gouvernement qui conduit à une régression sans précédent et accentue la désertification sanitaire de tous nos territoires, ruraux et urbains... L’accès aux soins, à une santé de qualité, pour toutes et tous partout sur le territoire, la solidarité, la proximité,la démocratie sanitaire et l’égalité... ne sont plus des valeurs défendues par nos différents gouvernements depuis plusieurs années. Or nous pensons que ce sont les seules valeurs qui doivent être avancées pour les questions de santé, avant toute argutie statistique ou comptable.

La Coordination nationale appelle toutes celles et ceux qui le peuvent à venir saluer l’initiative symbolique des ami(e)s de La Seyne-sur-Mer en se donnant rendez-vous le mercredi 17 août à 17h pour accueillir le Maire Marc VUILLEMOT sur le parvis de Notre Dame à Paris.

Françoise NAY et Michel ANTONY
Pour la Coordination Nationale des Comités de Défense


Maternité : La rando du maire en colère

Philippe Jérôme, L’Humanité du 3 août 2011


Marc Vuillemot traverse la France à vélo jusqu’à Paris pour que ne coule pas à La Seyne-sur-Mer (Var) 
la maternité. Sur son porte-bagages, une pétition signée par 19 600 citoyens et élus de tous bords. Bouches-du-Rhône,envoyé spécial.

Souffrir 950 bornes à bicyclette pour que l’on naisse encore à La Seyne-sur-Mer : le défi que s’est lancé le maire cinquantenaire de cette commune varoise n’est finalement pas si absurde que ça. À preuve, l’intérêt médiatique que suscite son départ, du quai de la Marine, cocarde tricolore sur son vélo à assistance électrique, dès l’aube de ce 1er août. Dans l’après midi, au pied de la Sainte-Victoire, où il a fait halte pour y déguster une salade de tomates et un verre de blanc réparateurs, le téléphone n’arrête pas de sonner. Inlassablement, Marc Vuillemot explique à la presse que cette randonnée cycliste qui devrait se conclure à Paris le 17 août prochain n’est ni un baroud d’honneur, ni une course contre la montre en attendant des jours politiques meilleurs. «  Pour sauver notre maternité, mieux vaut compter sur notre mobilisation citoyenne actuelle que sur un changement politique en 2012  », souligne le maire de la deuxième ville du Var, socialiste resté très proche de Jean-Luc Mélenchon.

C’est donc une nouvelle étape qui s’accomplit dans une bataille engagée voilà deux ans par un vote unanime du conseil municipal contre la liquidation envisagée par l’agence régionale de santé (ARS) d’une maternité couvrant un territoire à l’ouest de Toulon d’environ 200 000 habitants et où, bon an mal an, ont lieu 1 500 accouchements. Ce, au profit d’une maternité ultramoderne à Toulon, qui, certes, sécurise des médecins de plus en plus en butte à des procès, mais mettra les futures mamans seynoises à une heure de leur délivrance. Voire plus pour celles des communes de Saint-Mandrier-sur-Mer, Sanary-sur-Mer ou Ollioules, dont les maires de droite soutiennent leur collègue de La Seyne. «  En plus de nous casser un service public, on met des femmes en danger  », s’inquiète Marc Vuillemot.

Avant d’enfourcher son vélo pour aller déposer au ministère de la Santé une pétition anti-fermeture de 19 600 signatures, il avait installé sa permanence dans le hall de l’hôpital et, le 2 avril dernier, participé avec 
1200 Seynois à une flash mob pour former sur le port un 
H géant. «  Malgré tout cela, rien n’avance vraiment au niveau de l’ARS. C’est pourquoi j’ai décidé de… changer de braquet et d’interpeller directement l’exécutif national  », explique le maire. Il est pour l’heure accompagné dans deux camping-cars par Nathalie, conseillère municipale, Patrick et Bernard, militants socialistes, et Jérôme, un jeune chômeur qui tous ont pris sur leurs vacances… et sur leurs comptes en banque. Il y a aussi Nasser, employé communal, syndiqué à la CGT, qui sait que cette lutte ne doit pas s’arrêter sous peine de tomber. Comme le vélo.

Le tour du maire en 15 étapes

Après une halte, hier, à Cavaillon, commune du Vaucluse en bagarre contre un regroupement hospitalier, Marc Vuillemot et ses camarades sont à Bollène (84) aujourd’hui et seront à Saint-Julien-en-Saint-Alban et Saint-Vallier (07) le 6 août, à Saint-Genis-Laval (69) le 7, à Cormoranche (01) le 8, à Saint-Marcel (71) le 10, à Arnay-le-Duc (21) le 11, à Avallon (89) le 12, à Auxerre (89) le 13, à Sens (89) le 14, à Veneux-les-Sablons (77) le 15, et à Villiers-sur-Orge (91) le 16. On peut les rencontrer au camping local.


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