accueil et migrations : des propositions


article de la rubrique les étrangers > comment vivent-ils en France ?
date de publication : jeudi 22 mars 2018
version imprimable : imprimer


Un Manifeste et 2 jours de débats pour réfléchir collectivement à une politique d’accueil fondée sur la solidarité et le respect des droits humains et pour questionner les pouvoirs publics.


 [1]

Le constat :
"L’ensemble du projet politique de l’Union Européenne est fragilisé par la politique migratoire qui a été instaurée tant au niveau européen, qu’au niveau des Etats membres. L’absence de consensus entre les Etats de l’Union témoigne d’un manque de solidarité européenne. Comme le signalent de nombreuses associations ou encore la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, les droits fondamentaux de ces personnes exilées en France ne cessent d’être restreints. (...) Cette politique est indigne de nos valeurs et de notre tradition historique de l’accueil des réfugiés en France."

Les propositions (Lire le Manifeste [2]) :

1- Nos villes, nos communes, nos territoires peuvent devenir des villes, des communes et des territoires refuges pour tous ceux et toutes celles qui ont besoin d’être mis à l’abri. La réussite du Centre d’hébergement humanitaire d’Ivry démontre que l’on peut construire des réponses concrètes pour un accompagnement global des exilés.

2- Nous délivrerons, comme à New York, une carte de citoyenneté à chacun, permettant aux personnes, quel que soit leur statut, de vivre dans nos territoires.

3- Nous proposons au-delà de l’hospitalité des villes, la reconnaissance de cette présence temporaire, dite de transit.

4-Nous demandons une attention particulière sur le devenir des mineurs non accompagnés et les jeunes majeurs dont la prise en charge est insatisfaisante, notamment par les conseils départementaux et l’Etat

5- Nous proposons que l’Etat assume sa mission et assure les moyens pour créer des solutions d’hébergement plus nombreuses et plus qualitatives que celles existantes aujourd’hui. Il faudra, par ailleurs, harmoniser les dispositifs pour éviter que le logement d’urgence ne devienne la règle.

6- Nous organiserons un réseau d’élus et de collectivités désirant se saisir des questions de l’accueil et des urgences liées aux migrations.

Notes

[1Avec la participation de nombreuses associations et ONG impliquées quotidiennement ainsi que de personnalités : Anne Hidalgo (Maire de Paris), Benjamin Stora (Historien, Professeur et Président du Musée national de l’histoire de l’immigration), Edwy Plenel (Médiapart), Eric Piolle (Maire de Grenoble), Frederic Leturque (Maire d’Arras), Pierre Laurent (Secrétaire national du PCF) mais également Benoit Hamon, Aurélien Taché (Député LREM), Eric Coquerel (Député – France Insoumise), Michel Agier (Dir. d’études à l’EHESS), Rony Brauman (co-fondateur de MSF) , Cédric Herrou, ainsi que des représentants du HCR, de la Cimade, de MDM et des associations locales…

[2

PDF - 3.1 Mo

Suivre la vie du site  RSS 2.0 | le site national de la LDH | SPIP