bébés sans bras ou sans avant-bras. Où en est-on ?


article de la rubrique droits sociaux > santé
date de publication : jeudi 18 avril 2019
version imprimable : imprimer


Ils sont nés entre 2007 et 2014 avec une malformation d’une main ou d’un bras. La première alerte a été donnée en 2010, il a fallu attendre novembre 2018 pour que les ministres de la Santé et de l’Environnement saisissent les agences sanitaires.


 [1]

En octobre 2018, l’enquête ne mettait "rien en évidence" :

"Quelles sont ces anomalies congénitales ? : Entre 2009 et 2014, dans un rayon de 17 km autour du village de Druillat (Ain), sept enfants sont nés avec une malformation d’une main ou d’un bras. Un taux 58 fois supérieur à la normale. L’épidémiologiste Emmanuelle Amar, directrice générale du Registre des malformations en Rhône-Alpes, a donc donné l’alerte. Trois autres cas similaires ont été repérés en Loire-Atlantique entre 2007 et 2008, et quatre autres en Morbihan entre 2011 et 2013. L’agence Santé publique France a ouvert une enquête.

Quelles conclusions en tirer ? : Pour l’Ain, l’enquête statistique « ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale. Et nous n’avons pas identifié une exposition commune à la survenue de ces malformations  », indique l’agence sanitaire. Pour la Loire-Atlantique et la Bretagne, l’investigation a conclu à un « excès de cas, mais à aucune exposition commune  ».

"Emmanuelle Amar dit « tomber des nues ». Elle accuse Santé publique France d’avoir fait des erreurs de méthodologie. « On n’a pas trouvé la cause, alors on ne la cherche pas. C’est étrange !  »" [2]

Avril 2019 : Le comité d’orientation et de suivi, créé à la suite de l’affaire des bébés nés sans bras ou sans main, se réunit pour la 2e fois ce jeudi 18 avril 2019 à Paris. Les familles s’impatientent et attendent toujours des investigations sur le terrain. [3]

P.-S.

Pour mémoire : le 28/10/2018, Emmanuelle Amar recevait, ainsi que 5 personnes travaillant avec elle, une lettre de licenciement. Elle était qualifiée d’ » irresponsable » qui « manipule l’opinion » par l’épidémiologiste Ségolène Aymé, directrice de recherche de l’Inserm. La ministre de la santé, Mme Buzyn, a demandé la suspension de la mesure de licenciement.


Suivre la vie du site  RSS 2.0 | le site national de la LDH | SPIP