appel à la raison et à la protection de nos enfants


article de la rubrique laïcité > laïcité en débat
date de publication : vendredi 13 novembre 2020
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"Puissent ces modestes mots participer au réveil des consciences." (Georges Gumpel)


Le contexte actuel est, on le sait, fortement anxiogène ; mais rien ne devrait permettre que soient confondus les propos d’enfants ou de jeunes gens au sein de l’école avec des menaces terroristes sur notre territoire et rien n’excuse non plus celles et ceux qui sans discernement livrent à la police et à la justice, des mineurs au motif de « préserver la sécurité » dans les écoles et les collèges.

Dans un article publié le 11 novembre, Georges Gumpel rappelle que, comme les 4 enfants d’Albertville (voir ci-dessous), en 1943 ....

Il sait à travers sa propre histoire ce que signifient le mot conscience, les mots refus de l’insoutenable, le mot dignité et dénonce l’inacceptable. LIRE son appel à la raison [1]

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Le 7 novembre à Saumur : un professeur porte plainte pour avoir été menacé par un de ses élèves âgé de 11 ans. Entendu au commissariat de Saumur, le jeune garçon a ensuite été présenté au magistrat du parquet des mineurs. [2]

Le 9 novembre à Albertville : Médiapart publiait le récit des familles de trois des 4 écoliers de 10 ans interpellés à Albertville. Ils étaient mis en cause pour « apologie du terrorisme et menaces de mort ».

"Il est à peine 7 heures du matin, ce jeudi, quand de forts coups résonnent à la porte. Sept ou huit hommes font irruption dans le logement. Deux sont en uniforme de policier. Les autres sont en civil, brassard au bras, cagoulés. « Ils avaient des fusils ou des mitraillettes en travers de la poitrine. Non, ils ne nous ont pas visés mais tout ce monde dans l’entrée et la tension, ça faisait très peur », dit le fils aîné de 22 ans, qui s’apprêtait à partir au travail."

"Trois garçons et une fillette de 10 ans, tous élèves dans la même classe de CM2 de la petite école primaire voisine Louis-Pasteur, sont arrêtés, aussitôt placés sous le régime de la « retenue légale » qui permet de garder et d’interroger durant 12 heures de jeunes mineurs. Le procureur de Chambéry venait d’ouvrir une enquête pour « apologie du terrorisme et menaces de mort ».

Les récits des enfants et des parents, contredisent les versions officielles et laissent penser à un emballement hors contrôle de l’administration, avec des déclarations confuses du procureur de Chambéry. [3]

Le 10 nov à Toulon : " (...) deux enfants de 12 et 13 ans - après la perquisition de leur chambre -, ont été menottés, placés en garde à vue, mis à nu, fouillés dans leurs parties intimes, détenus en cellule de GAV durant 8 heures pour avoir, après la lecture de la "Lettre aux instituteurs et institutrices" de Jean Jaurès, exprimé leur refus de faire silence durant une minute." [4]

Notes

[1

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[2

[3extraits de "Apologie du terrorisme : les familles d’Albertville disent leur stupéfaction" - 9/11/ 2020 - FRANÇOIS BONNET in Médiapart

[4Voir "La Marseillaise" 12/11/2020


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