Yemen, violations du droit humanitaire


article de la rubrique international > justice internationale
date de publication : jeudi 12 juillet 2018
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(Des détenus derrière la porte de la prison centrale de Sanaa - Cf. [1])

"Amnesty International accuse les Emirats arabes unis, engagés dans la coalition sunnite au Yémen, et les forces gouvernementales yéménites de torturer des détenus dans des prisons tenues secrètes dans le sud du Yémen, où est exilé le gouvernement du président Abd-Rabbou Mansour Hadi.

De telles violations du droit humanitaire international doivent faire l’objet d’une enquête et être considérées comme des crimes de guerre, ajoute l’ONG de défense des droits de l’homme dans un communiqué publié jeudi 7 juillet 2018.

Les Emirats arabes unis, alliés des Etats-Unis et qui mènent avec l’Arabie saoudite des bombardements au Yémen depuis trois ans pour aider le gouvernement à vaincre les rebelles houthis soutenus par l’Iran, déclarent n’avoir jamais dirigé de prisons ou de centres de détention secrets au Yémen.

Par le passé, les Emirats et leurs alliés yéménites ont nié les accusations selon lesquelles ils faisaient usage de la torture contre des prisonniers." Extraits de [1]

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(Photo ci-dessus et texte ci-dessous empruntés à [2])

L’ONU a annoncé le 09/07/2018, que 842 enfants soldats, dont certains à peine âgés de 11 ans, avaient été recrutés en 2017 au Yémen.

* 76 de ces enfants ont combattu ;

* les autres ont été chargés de "surveiller des postes de contrôle et les bâtiments publics, patrouiller et apporter de l’eau, de la nourriture et de l’équipement aux positions militaires", selon le texte de l’ONU.

1.316 enfants morts ou mutilés.

D’après ce même communiqué, l’ONU a également recensé en 2017 la mort ou la mutilation de 1.316 enfants, dont un peu plus de la moitié dans les raids aériens attribués à la coalition militaire antirebelles menée par l’Arabie saoudite, qui intervient au Yémen depuis 2015. [3]


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