Yemen, un petit pas vers la paix ?


article de la rubrique international > Hors Europe
date de publication : lundi 8 juillet 2019
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Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils. [1] et [2]


Le 12 mai, "les rebelles Houthis ont commencé à se retirer de trois ports de l’ouest du Yémen au centre d’un bras de fer depuis 2018 avec la coalition progouvernementale, a prudemment confirmé l’ONU, une version aussitôt mise en doute par un responsable gouvernemental yéménite.

Ce redéploiement avait été l’objet d’un accord lors de pourparlers tenus en décembre sous l’égide de l’ONU en Suède. Farhan Haq, un porte-parole de l’ONU interrogé par l’AFP, a confirmé samedi que l’opération avait "débuté", sans donner plus de détails.

Un chef rebelle, Mohammed Ali al-Houthi, a déclaré l’intention des insurgés de se désengager à partir de samedi des ports de Hodeida, Salif et Ras Issa, sur la mer Rouge, mais un leader loyaliste a qualifié l’annonce de "nouvelle ruse" des Houthis." [3]

 [4]

Le 8 juillet, "les Emirats arabes unis ont annoncé une réduction de leurs troupes au Yémen, affirmant que cela doit leur permettre de passer d’une "stratégie" prioritairement "militaire" à une logique de "paix" dans ce pays dévasté par la guerre.

Abou Dhabi et Ryad sont les piliers d’une coalition militaire qui soutient depuis mars 2015 les forces gouvernementales dans la guerre contre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

Plus de quatre ans après cette intervention étrangère, les Houthis contrôlent toujours de vastes zones de l’ouest et du nord du pays, dont la capitale Sanaa, aucun des deux camps ne prenant le dessus sur l’autre.

Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, selon diverses ONG, et provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde, d’après l’ONU. Les images d’enfants morts ou malnutris ont fini par faire réagir en Europe mais aussi aux Etats-Unis, où l’idée que les armes vendues à la coalition soient utilisées contre les civils a choqué les esprits." [5]


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