Syrie, l’enfer, la menace, la communication


article de la rubrique international > Hors Europe
date de publication : vendredi 20 avril 2018
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Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie, est entrée le 15 mars dans sa huitième année. Avril 2018 : après une présumée attaque chimique, les États-Unis et la France ont mis leurs menaces à exécution.


Les initiatives de la France pour la Syrie (Communication du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, le 20/04/2018) :

Les frappes décidées par le Président de la République, en réponse à l’attaque chimique perpétrée par le régime syrien à Douma le 7 avril, ont été conduites conjointement avec nos alliés dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

Les objectifs militaires fixés par le Président de la République ont été atteints. (...) La France continuera de poursuivre dans les jours et les semaines qui viennent quatre objectifs essentiels :

**D’abord, un objectif de sécurité. La France a un ennemi en Syrie, c’est Daech.(...) ;
**Ensuite, sur le volet chimique, la France continuera d’oeuvrer au démantèlement complet de l’arsenal chimique syrien (...) ;
**Sur le plan humanitaire, le Président de la République a annoncé, lors d’une rencontre avec les organisations non gouvernementales de terrain, une aide exceptionnelle pour la Syrie de 50 millions d’euros. (...)

***Enfin, au plan politique, la France continuera de travailler avec tous les pays influents dans cette crise, y compris les soutiens du régime. (Il s’agit de) relancer les négociations conduites à Genève sous l’égide des Nations Unies, dans le cadre fixé par la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU. Cela passe par des mesures de confiance et l’engagement d’un processus constitutionnel et électoral négocié." [1]
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PLAINTE CONTRE LE REGIME :

Mazen Darwish, avocat, symbole des manifestations pacifiques de 2011, a passé plus de trois ans en prison.

Il vit aujourd’hui en Allemagne ; il a choisi de déposer plainte contre le régime de Bachar Al Assad : "On doit la justice aux victimes. Ne pas la leur rendre reviendrait à faire fi de ce qu’elles ont enduré. Il faut prendre la mesure de ce qui se joue en Syrie : on ne parle pas d’assassinats ciblés ou de disparitions ponctuelles, mais bien de crimes de masse." [2]

INTERVENTION OCCIDENTALE :

*Les dirigeants de la Ligue arabe ont condamné, dimanche, l’utilisation"criminelle" d’armes chimiques en Syrie et appelé à une enquête internationale, a annoncé le ministre saoudien des Affaires étrangères. Ils ont également appelé à un renforcement des sanctions internationales contre l’Iran.

*Selon l’armée russe, un total de 103 missiles de croisière ont été tirés par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne dans la nuit du 13 au 14 avril, dont des missiles américains Tomahawk, et 71 d’entre eux ont été interceptées par la défense antiaérienne syrienne, équipée de systèmes de conception soviétique.

"Cela témoigne de la grande efficacité de ces systèmes (antiaériens) et de l’excellente formation du personnel militaire syrien, entrainé par nos spécialistes", a estimé le général Roudskoï. (...)"

"La Russie dénonce avec la plus grande fermeté l’attaque sur la Syrie, où des militaires russes aident le gouvernement légitime à lutter contre le terrorisme", déclare le président russe dans un communiqué diffusé par le Kremlin ce 14/04, annonçant que la Russie convoquait une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour évoquer "les actions agressives des Etats-Unis et de leurs alliés" en Syrie." [3]

Quels effets aurait une intervention occidentale ? :

10/04/2018 : Après avoir rappelé que ce n’est pas la 1ère fois que la Syrie est soupçonnée d’utiliser des armes chimiques, Eddie Rabeyrin cite Ziad Majed, politologue et professeur à l’université américaine de Paris : "S’il s’agit d’une petite frappe, comme l’année dernière avec l’envoi de missiles Tomahawks contre la base syrienne d’al-Chaaryate, ça n’aura pas de grandes conséquences. Le régime pourra continuer de crier au complot et les Russes en sortiront gagnants.

Si les frappes sont d’envergure, le rapport de force ne va pas être modifié sur le terrain, mais cela pourrait pousser vers une sortie de crise.  » (Lire l’article de Eddie Rabeyrin in [4])

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09/04/2018 : "C’était atroce, horrible", a lancé M. Trump, évoquant l’attaque présumée aux "gaz toxiques" qui a frappé samedi la ville de Douma.

"Cela ne peut être toléré", a-t-il martelé depuis Washington, promettant "des décisions majeures" dans les "24/48 heures", alors qu’il avait déjà averti le régime et ses alliés —Moscou et Téhéran— qu’ils pourraient "payer le prix fort".

Son ministre américain de la Défense Jim Mattis avait déjà fait monter la tension : "Je n’exclus rien à l’heure actuelle", a-t-il assuré. [5]

07/04/2018 : "Le régime syrien a repris ses raids aériens vendredi contre cette dernière poche insurgée dans la Ghouta orientale, pour la première fois depuis dix jours, après l’échec de négociations avec un groupe rebelle dont Damas réclame le départ.

Au moins 40 civils, dont huit enfants, ont été tués et 50 blessés vendredi, selon l’OSDH." [6]

05/04/2018 : "Emmanuel Macron a de nouveau demandé au président russe Vladimir Poutine de faire pression sur Damas pour faire cesser "l’escalade militaire" en Syrie, afin de protéger les civils et reprendre les négociations, a indiqué l’Elysée (entretien téléphonique)"

"Les présidents turc, russe et iranien se sont engagés mercredi 4 avril lors d’un sommet à Ankara à coopérer en vue de parvenir à un "cessez-le-feu durable" en Syrie. Ils ont en outre souligné leur détermination à "accélérer leur efforts pour assurer le calme sur le terrain et protéger les civils dans les zones de désescalade et de faciliter un accès rapide de l’aide humanitaire à ces zones". (...) Ils ont stipulé la possibilité de modifier la Constitution syrienne et évoqué des échanges de prisonniers. [7]

03/04/2018 : "Depuis plusieurs semaines, le président turc Recep Tayyip Erdogan se montre intraitable. Il veut lancer ses forces contre la région de Minbej, où sont pourtant stationnées des troupes américaines soutenant les combattants kurdes, fer de lance de la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

Des menaces à prendre au sérieux. L’armée d’Ankara et des supplétifs syriens ont récemment conquis Afrine (nord-ouest), au terme d’une offensive lancée le 20 janvier contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), classée groupe "terroriste" par Ankara mais alliée de Washington."

Pour mémoire, en 2016 : "Les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les frappes américaines encerclent la ville de Minjeb en Syrie, depuis le vendredi 10 juin. En assiégeant ce fief de l’Etat islamique, les combattants arabo-kurdes privent ainsi les jihadistes de leur principal axe de ravitaillement avec la Turquie. Les combats pour reprendre Minbej ont fait au moins 218 morts (159 jihadistes, 22 combattants FDS et 37 civils). Les forces arabo-kurdes ont déjà repris 79 villages aux jihadistes." [8]

31/03/2018 : La Turquie, la Russie et l’Iran, dont les dirigeants se rencontrent mercredi 3 avril à Ankara pour un sommet consacré à la Syrie, sont devenus les maîtres du jeu dans la Syrie ravagée par le conflit, profitant de l’effacement de Washington et ses alliés.(...) Elizabeth Teoman, analyste à l’Institute for study of war (ISW) estime que la Turquie cherche à sécuriser des territoires pour y implanter les rebelles qui lui sont acquis, alors que Moscou veut "protéger les bases navales et aériennes russes le long de la mer Méditerranée". Le président américain Donald Trump a affirmé le 30 mars que les Américains quitteraient la Syrie "très bientôt". [9]

30/03/2018 : "Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est dit "extrêmement peiné" ce jour, par la position "totalement erronée" de Paris qui a proposé une médiation entre Ankara et une force arabo-kurde combattue par l’armée turque dans le nord de la Syrie. (...) Ces déclarations surviennent après que le président français Emmanuel Macron a reçu jeudi une délégation des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), composées de combattants arabes et kurdes syriens, et les a assurées du "soutien de la France". (AFP, publié le 30 mars)

28/03/2018 : Plus de 17.000 personnes - des combattants accompagnés de leurs familles mais aussi d’autres civils - ont déjà quitté la Ghouta orientale et pris la direction du nord-ouest de la Syrie pour s’installer en territoire rebelle.

Chaque jour, le processus se répète. Après de longues heures d’attente et des fouilles minutieuses sous la supervision de soldats russes, un convoi d’autocars s’ébranle pour un périple d’une douzaine d’heures vers la province d’Idleb (nord-ouest), qui échappe presque entièrement au contrôle du pouvoir. (...)

Le pouvoir syrien et son allié russe semblent vouloir imposer le même accord d’évacuation à Douma. Le quotidien progouvernemental al-Watan, qui cite une source militaire, a assuré mardi que "toutes les forces engagées dans la Ghouta orientale se dirigent vers Douma en prévision d’une vaste opération militaire si les terroristes de Jaich al-Islam n’acceptent pas de céder la ville et de partir". (...)

Lors d’une réunion lundi, les Russes ont donné aux rebelles "un délai de 48 heures pour déposer les armes et partir", brandissant la menace d’un assaut militaire, selon une de ces sources, alors que les combats ont cessé depuis plusieurs jours.

Aux Nations unies, les Etats-Unis ont déploré l’absence d’application d’une résolution du Conseil de sécurité adoptée le 24 février (...) "Ceci devrait être un jour de honte pour chacun des membres de ce Conseil", a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. Plus de 1.600 civils sont "morts sous nos yeux" dans la Ghouta orientale, a-t-elle dit." [10]

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Le 17 mars, le journal Libération publie une Tribune "Syrie, sauvons Afrin" . Le président de la LDH est signataire de cette tribune [11] :

"Face aux bombardements de l’armée turque contre les Kurdes du nord de la Syrie, la France doit défendre au Conseil de sécurité de l’ONU la création d’une zone d’exclusion aérienne afin d’éviter une catastrophe humanitaire imminente si rien n’est entrepris.

Il s’agit d’une opération de nettoyage ethnique à l’encontre des Kurdes d’Afrin et, plus globalement, de tout le Nord de la Syrie ..." [12]

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En mars 2011, ils sont descendus par millions, pacifiquement, dans les villes et les villages du pays, pour réclamer la liberté et la démocratie ; la Communauté Internationale en les abandonnant leur fait payer un très lourd tribut. Plus de 500.000 morts (les Nations Unies ont déclaré arrêter de compter depuis 2 ans). Des dizaines de milliers de disparus, torturés à mort dans les prisons du régime. Le viol et la torture institutionnalisés dans les prisons du régime.

En novembre 2014 : "La Turquie et les États-Unis ont finalisé leur accord en vue d’équiper et d’entraîner sur le sol turc environ 2 000 combattants de l’opposition syrienne modérée au régime de Damas, a rapporté samedi le journal Hürriyet Daily News. L’entraînement de ces forces de l’Armée syrienne libre (ASL) devrait débuter "à la fin décembre", à environ 150 km au sud-est de la capitale Ankara.
La formation de ces hommes de l’ASL sera dispensée par des militaires turcs et américains mais leur équipement et le coût de leur entraînement seront entièrement pris en charge par les États-Unis (...) [13]

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23/03/2018 : "Le régime syrien cherche ce vendredi à parachever la reconquête des dernières zones rebelles dans la Ghouta orientale (...) Des munitions incendiaires ont été utilisées, selon les témoignages de journalistes de l’AFP et des ONG. Trente-sept civils ont péri dans la nuit "de brûlures et de suffocation" dans la région d’Arbine, d’après l’OSDH.

L’abri où ils étaient réfugiés a été frappé par des "bombes incendiaires", selon l’OSDH. Des photos et des vidéos tournées par des correspondants de l’AFP semblent évoquer une possible utilisation de phosphore blanc, dont l’utilisation contre des cibles militaires au milieu de zones civiles est interdite par le droit humanitaire international. Le drame a été rapporté par les Casques blancs, secouristes de la défense civile dans les zones rebelles, qui ont dénoncé un "horrible massacre". [14]

21/03/2018 : "Soutenue par son allié russe, l’armée syrienne a lancé le 18 février une vaste offensive pour reconquérir le dernier fief insurgé aux portes de Damas, et a déjà repris plus de 80% de l’enclave rebelle. Les combats et les bombardements ont poussé à la fuite des dizaines de milliers de civils, qui n’ont pas eu d’autre choix que de rejoindre les secteurs gouvernementaux, où des centres d’accueil ont été hâtivement mis sur pied ...

Le coordinateur humanitaire et représentant de l’ONU en Syrie, Ali al-Zaatari, a dénoncé la "situation tragique" dans ces centres (...). [15]

17/03/2018 : journalistes écartés ? "Trois syndicats de journalistes se sont insurgés samedi dans un communiqué commun contre une note du Quai d’Orsay aux médias pour les dissuader de se rendre en Syrie, dénonçant "un appel à l’autocensure". "Cachez cette guerre que nous ne saurions voir", ironisent-ils ..." [16]

15/03/2018 : L’horreur : "Des milliers de civils ont fui ce jeudi 15 mars, l’enclave rebelle dans la Ghouta orientale, près de Damas (...) à pied, en voiture ou à moto, à la faveur d’un couloir ouvert par le régime.

Frappes aériennes et tirs d’artillerie au quotidien ont tué près de 1.250 civils, dont plus de 250 enfants, et fait plus de 4.800 blessés. Dans le même temps, la Russie a indiqué qu’elle allait continuer de "soutenir" les forces de Damas dans leur offensive sur la Ghouta. "Nous continuerons à combattre les terroristes, nous les vaincrons", a dit le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Par ailleurs, la Turquie mène depuis le 20 janvier, avec l’aide de supplétifs syriens, une offensive contre l’enclave kurde d’Afrine, à proximité de sa frontière. (...) Elle a réaffirmé jeudi que la ville d’Afrine serait "très bientôt nettoyée" des Unités de protection du peuple (YPG), combattants kurdes de Syrie alliés des Etats-Unis dans la lutte contre les jihadistes mais qu’Ankara considère comme des "terroristes". [17]

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13/03/2018 : "Plus de 350.000 morts, au moins la moitié de la population déracinée et un pays en ruines : déclenchée en mars 2011, la révolte en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad s’est muée en une guerre dévastatrice et complexe. (...)

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), affirme que "353.935 personnes ont été tuées depuis le 15 mars 2011", dont 106.390 civils. Parmi ces derniers figurent "19.811 enfants et 12.513 femmes", selon un bilan rendu public lundi 12 mars. 5,4 millions de Syriens ont fui à l’étranger." [18]

05/03/2018 : Un convoi comprenant une quarantaine de camions chargés d’aide médicale et de nourriture pour quelque 27.500 personnes est parvenu à entrer dans l’enclave de la Ghouta. L’agence onusienne a toutefois précisé n’avoir "pas été autorisée à charger de nombreuses aides médicales vitales".

Le porte-parole des "Casques blancs" a supplié Paris d’agir. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 24 février, à l’unanimité une résolution demandant une trêve de 30 jours en Syrie.

28/02 : "Les rebelles et ceux qui les soutiennent doivent "agir" pour que la trêve en Syrie fonctionne, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, ajoutant que Moscou continuerait à soutenir l’armée syrienne pour "éradiquer la menace terroriste".

25/02 : Emmanuel Macron et Angela Merkel s’entretiendront ce jour avec le président russe Vladimir Poutine sur l’application de la trêve en Syrie.

« 400 000 personnes vivent là-bas un enfer sur Terre ». Ces mots sont ceux d’Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU." [19]

"Les Syriens ne sont plus dupes de ces vraies-fausses « lignes rouges » que seraient l’utilisation des armes chimiques et le non-accès de l’aide alimentaire : les attaques au chlore continuent, la population est affamée, des enfants meurent faute de soins, notamment dans La Ghouta, en banlieue de Damas. Les Syriens ne sont plus dupes de ces vraies-fausses négociations à Astana, Sotchi…

Un pays détruit, des millions de déplacés, des centaines de milliers d’exilés.

La communauté internationale intervient :

Une partie de la communauté internationale est mobilisée, mercredi 14 février, au siège de l’ONU à New York où doit se réunit le Conseil de sécurité, pour obtenir un cessez-le-feu d’un mois en Syrie. Les combats se sont intensifiés ces derniers jours dans le pays.

Le porte-parole des "Casques blancs" (secouristes bénévoles syriens), Abdulrahman Almawwas, est à Paris. Il demande à la France d’agir." [20]

 [21]

Le 6 février, la Commission internationale d’enquête mandatée par l’ONU annonce enquêter sur des attaques chimiques présumées du régime notamment dans la Ghouta orientale. Le 7, selon le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, tout indique que les autorités syriennes se livrent à des attaques au chlore "en ce moment" en Syrie." [22]

" La Ghouta orientale connaît un siège digne du Moyen Age, c’est totalement inacceptable. Nous sommes de retour aux heures les plus sombres du conflit (...)", a dit l’ambassadeur français à l’ONU François Delattre." [23]

P.-S.

Communiqué FIDH, LDH et SCM [24]

Notes

[3in L’Obs, publié le 14 avril 2018

[10AFP, mercredi 28 mars 2018

[12Lire :

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[14AFP, publié le vendredi 23 mars 2018

[15AFP, publié le mercredi 21 mars 2018

[16AFP, publié le samedi 17 mars 2018

[17AFP, publié le jeudi 15 mars 2018

[18AFP, publié le mardi 13 mars 2018

[21Un homme au milieu des décombres de sa maison dans la ville syrienne d’erbin bombardée, le 5 février 2018 dans la Ghouta orientale Photo ABDULMONAM EASSA. AFP

[24Communiqué

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