Soudan, manifestations, répression


article de la rubrique international > Hors Europe
date de publication : jeudi 13 juin 2019
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La répression du mouvement de contestation par les militaires au pouvoir au Soudan a fait 101 morts, essentiellement dans la dispersion le 3 juin d’un sit-in devant le siège de l’armée.


13/06/2019 : "Un émissaire américain doit rencontrer ce 13 juin, le chef du Conseil militaire de transition à Khartoum et des diplomates de la région pour favoriser la reprise de pourparlers entre les généraux soudanais et la contestation, qui réclame toujours un transfert du pouvoir aux civils.
La campagne de désobéissance civile lancée dimanche pour maintenir la pression sur le pouvoir militaire, avait paralysé la capitale ; les manifestants ont mis fin mardi 111 juin à leur campagne." [1]

28/05/2019 : "Depuis le 6 avril, des milliers de manifestants campent devant le siège de l’armée à Khartoum. Après avoir demandé le soutien de l’armée contre le président Omar el-Béchir, ils réclament désormais le départ des généraux qui ont pris le pouvoir après avoir évincé le chef de l’État le 11 avril." (une gréve générale est prévue les 28 et 29 mai) [2]

28/04/2019 : "Les meneurs du mouvement de protestation et l’armée au Soudan ont trouvé un accord samedi 27/04, pour instaurer une autorité conjointe entre civils et militaires, nouvelle étape du changement de régime politique du pays deux semaines après la destitution du président Omar el-Béchir. (...) "Nous sommes arrivés à un accord sur un conseil conjoint entre les civils et l’armée", a déclaré à l’AFP Ahmed al-Rabia, représentant des manifestants qui a participé aux pourparlers." [3]

20/04/2019 : "Les leaders de la contestation au Soudan vont tenir des discussions avec les dirigeants militaires qui ont refusé jusque-là de transférer le pouvoir à une autorité civile, a indiqué à l’AFP un des chefs de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC).

Ces pourparlers se tiendront un jour avant l’annonce prévue par le mouvement de contestation de la formation d’un "Conseil civil chargé des affaires du pays" qui remplacerait le Conseil militaire de transition, au pouvoir depuis le renversement, le 11 avril dernier, du président Omar el-Béchir sous la pression de la rue." [4]

Avant l’indépendance du Soudan du Sud en 2011, le Soudan était le plus grand pays d’Afrique.

Le Sud-Soudan a proclamé le 9 juillet 2011 son indépendance lors d’une cérémonie officielle à Juba en présence de dirigeants étrangers. "Pendant des décennies, Khartoum avait pourtant tout fait pour empêcher le Sud-Soudan d’obtenir son autonomie puis d’accéder à l’indépendance. Il y eut d’abord la longue et meurtrière guerre civile (1983-2005).

Puis, après la conclusion de l’accord de paix global (mars 2019), qui avait mis un terme aux combats et à 5 ans de guerre civile, le régime d’Omar Al-Bachir s’évertua "à torpiller le processus", selon les termes d’un diplomate français." [5] Au Soudan du Sud, la survie de plus de 7 millions de personnes, soit 60 % de la population, dépend de l’aide humanitaire internationale. [6]

 [7]

Huit ans plus tard, au Soudan, Omar Al-Bachir est destitué par son armée. "Le président Omar Al-Bachir, qui dirigeait le Soudan d’une main de fer depuis trente ans, a été renversé jeudi 11 avril 2019, par un coup d’Etat de l’armée, dans le sillage d’un soulèvement populaire, et a été remplacé par un « conseil militaire de transition » qui entend diriger le pays pendant deux ans.

En plein marasme économique, le Soudan (41 millions de personnes), était le théâtre depuis décembre 2018, de manifestations déclenchées par la décision de tripler le prix du pain. La contestation s’est vite transformée en un mouvement réclamant la "chute" de M. Béchir.

(...) les nouvelles autorités militaires ont annoncé dès le 11 avril, un couvre-feu nocturne courant de 22 heures à 4 heures du matin. Un cessez-le-feu a aussi été annoncé à travers le pays, notamment dans les Etats en proie aux rébellions comme le Darfour." [8] Les forces politiques et de la société civile à l’origine du mouvement de contestation actif depuis le mois de décembre ont appelé les manifestants à poursuivre leur mouvement.


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