RESF a dix ans


article de la rubrique démocratie > les cercles de silence
date de publication : mercredi 25 juin 2014
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Parce que ce qui n’était pas tolérable sous Nicolas Sarkozy ne l’est guère plus sous François Hollande ...


Communiqué de RESF Var

R E S F a 10 ans

La première réunion marquant la naissance du Réseau Education Sans Frontières (RESF) comptait sept personnes, enseignants syndicalistes, défenseurs des droits de l’homme et des immigrés … Le groupe lançait, le 26 juin 2004, depuis la Bourse du travail de Paris, un
« Appel à la régularisation des sans-papiers scolarisés ». Le mode d’action de RESF était défini dans cet appel : c’est à partir de cas concrets qu’il faut agir ; ce sont des enfants ou des parents
d’élèves faisant partie de l’environnement quotidien qu’il faut aider.

Comment se crée un collectif local RESF ?

À partir d’un cas particulier. A l’occasion d’un problème d’ordre administratif rencontré par un enfant ou une famille, un collectif local
informel se constitue spontanément par solidarité. Par la suite, ce petit groupe continuera à agir au coup par coup. C’est ainsi que s’est créé le collectif toulonnais RESF, il y a 6 ans. Il existe aujourd’hui plus de deux cents collectifs locaux qui constituent un réseau national informel. Il
n’y a pas de véritables statistiques, mais on estime que, à l’échelle nationale, le RESF parvient à suivre annuellement une dizaine de milliers de cas. Malheureusement, les reconduites à la frontière n’ont pas pu être toutes empêchées, mais le bilan des régularisations obtenues et des personnes écoutées, aidées, accompagnées dans leurs démarches, quel qu’en soit le résultat, est impressionnant.

RESF a été créé alors que Dominique de Villepin était ministre de l’Intérieur. Nicolas Sarkozy lui succédera en mai 2005…

Depuis dix ans, le RESF fait face à une situation de plus en plus difficile : la législation et les pratiques préfectorales se durcissent continuellement, et les plus précaires sont les premières victimes
d’une situation économique et sociale dégradée. Des situations qui auraient permis d’accéder au séjour il y a quelques années (comme l’asile, le droit à la vie privée et familiale, la maladie) aboutissent
maintenant à des refus ou à la multiplication de titres précaires. Les régularisations sont plus difficiles à obtenir, notamment du fait d’exigences nouvelles (maîtrise de la langue, taxes de plus en plus
lourdes...). Les discussions avec les préfectures sont souvent conflictuelles. Sans compter les réactions xénophobes qui, excitées et encouragées au plus haut niveau de l’Etat, gagnent une partie du corps social.

Les cas pris en charge par les collectifs sont par ailleurs plus diversifiés (demandeurs d’asile déboutés, hébergement, mineurs isolés non pris en charge par les structures de type ASE, malades, etc.).

RESF continue !
Parce que l’éducation est un droit pour tous !

Toulon , le 25 juin 2014

Nous célébrerons cet anniversaire à l’issue du prochain cercle de silence samedi 28 juin 2014 (de
11h30 à 12h30) sur la place de la Liberté avec le verre de la Solidarité.


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