3 chercheurs otages en Iran


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date de publication : vendredi 14 février 2020
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"Nous réitérons notre demande d’une libération immédiate et inconditionnelle des "prisonniers scientifiques" en Iran." (Communiqué LDH - 25/01/2020)


L’Iran a rejeté un nouvel appel de la France en faveur de la libération de Roland Marchal et Fariba Adelkhah, deux chercheurs détenus par Téhéran depuis juin 2019 pour "atteinte à la sûreté de l’État". L’état de santé des deux prisonniers inquiète leurs proches. [1]

11/02/2020 : "Otages en Iran : les dilemmes des négociateurs français

Un rassemblement silencieux est prévu à Paris ce mardi 11 février, jour anniversaire de la Révolution islamique en Iran, pour demander la « liberté pour Fariba Abdelkhah et Roland Marchal ».

Les négociations entre Paris et Téhéran s’avèrent difficiles alors que les deux chercheurs français attaquent leur neuvième mois de détention." [2]

(Kylie et Fariba en grève de la faim depuis déc. 2019 ) (les Gardiens de la Révolution refusent la visite consulaire à Roland Marchal depuis décembre) [3]

Communiqué du comité de soutien de Fariba Adelkhah et Roland Marchal, relayé par la LDH

Le 23 décembre 2019, Fariba Adelkhah, prisonnière scientifique en Iran depuis le 5 juin, co-signait une lettre avec sa collègue d’infortune, l’Australienne Kylie Moore-Gilbert, dans laquelle l’une et l’autre annonçaient se mettre en grève de la faim à partir du 24 décembre pour obtenir la reconnaissance de leur innocence et le respect des libertés académiques dans la République islamique et l’ensemble du Moyen-Orient.

Si nous sommes sans nouvelles précises de Kylie Moore-Gilbert, toujours détenue dans le quartier des Gardiens de la Révolution de la prison d’Evin, à Téhéran, et condamnée à dix ans de prison, nous savons que Fariba Adelkhah, transférée dans le quartier des prisonnières de droit commun, et blanchie par un tribunal du chef d’inculpation d’espionnage tout en continuant de faire l’objet d’accusations (« atteinte à la sécurité nationale » et « propagande contre la République islamique ») tout aussi fantaisistes, poursuit toujours sa grève de la faim.

Elle est placée sous surveillance médicale (...) Il ne s’agit pas, dans son esprit, d’une grève de désespoir, mais d’un combat pour obtenir sa libération mais aussi celle de tous les prisonniers scientifiques en Iran et, avant tout, celle de son compagnon Roland Marchal, arrêté en même temps qu’elle, toujours détenu dans le quartier des Gardiens de la Révolution, et privé de visites consulaires depuis décembre. (...)

Fariba Adelkhah insiste sur son refus de toute politisation de son incarcération. (...) Elle rappelle qu’elle n’a jamais eu la moindre activité politique en Iran ou à propos de l’Iran, et qu’elle n’a jamais mis en cause la légitimité de la République islamique, en estimant que son activité scientifique était incompatible avec le militantisme politique. (...)

Sur la base de ces informations, nous réitérons notre demande d’une libération immédiate et inconditionnelle de Fariba Adelkhah et Roland Marchal, ainsi que des autres prisonniers scientifiques en Iran. Nous tenons le gouvernement de la République islamique pour responsable de l’intégrité physique et mentale de nos collègues. [4] - 23 janvier 2020

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"Des groupes de défense des droits humains et des défenseurs des prisonniers politiques en Iran ont exhorté le gouvernement australien à prendre une position plus énergique dans les négociations avec l’Iran pour la libération de la universitaire détenue Kylie Moore-Gilbert, mais le gouvernement australien continue d’insister sur le fait qu’une diplomatie discrète sera la plus efficace. (...)

Moore-Gilbert, emprisonnée depuis septembre 2018 et condamnée à 10 ans pour espionnage, a écrit qu’elle avait rejeté une offre de l’ Iran de la recruter comme espionne pour Téhéran en échange de sa libération." [5]

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"Nous souhaitons que les autorités iraniennes se montrent transparentes dans ce dossier, et agissent sans délai pour mettre fin à cette situation inacceptable », a écrit le ministère dans un communiqué, assurant être « pleinement mobilisé » pour la libération des deux chercheurs, Roland Marchal et Farida Adelkhah. Dans une lettre ouverte, le Fonds d’analyse des sociétés politiques (Fasapo), à laquelle appartiennent les deux chercheurs de l’université parisienne Sciences Po, indique qu’elle avait accepté, à la demande des autorités françaises, de garder le silence sur cette arrestation, jusqu’à ce qu’elle soit révélée par Le Figaro. (...)." [6] - 16 octobre 2019


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