Creil 1989, l’affaire des foulards – 3. le triomphe de l’extrême droite


article de la rubrique discriminations > les musulmans
date de publication : samedi 5 septembre 2009
version imprimable : imprimer


Vous rappelez-vous le délire médiatico-politique qui s’est emparé de la France il y a vingt ans lors de la première « affaire des foulards » ? En septembre 1989, six mois après l’affaire Rushdie, l’islam en France est passé, à la télévision, du statut de sujet périphérique, d’un intérêt secondaire et passager, à un sujet central au coeur de la société française. La stigmatisation maladive d’une « communauté musulmane » décrite comme un bloc homogène et l’incroyable hystérie politico-médiatique autour de trois malheureux « tchadors » dans un collège de Creil témoignent d’une profonde crise identitaire : les élites françaises expriment avec violence leur refus de reconnaître les réalités d’une France « postcoloniale », à laquelle appartiennent pourtant pleinement les jeunes Françaises et Français « issu(e)s de l’immigration ».

Dans un ouvrage publié en 2005, intitulé L’islam imaginaire. La construction médiatique de l’islamophobie en France, 1975–2005, Thomas Deltombe montre comment le petit écran a progressivement fabriqué un « islam imaginaire », sous l’effet conjoint de la course à l’audience et d’une idéologie pernicieuse de stigmatisation de l’« Autre » musulman [A].

A l’occasion du vingtième anniversaire de ces événements, nous en reprenons le chapitre 5, intitulé « 1989, la guerre des “tchadors” », qui constitue une analyse remarquable des délires de l’époque. Et dont la lecture révèle à quel point ceux-ci se sont, hélas, complètement banalisés aujourd’hui. Etant donné la longueur du texte, il est présenté en trois parties :

  1. naissance de l’affaire
  2. l’hystérie médiatico-politique
  3. le triomphe de l’extrême droite

« En projetant sur cet événement mineur, d’ailleurs aussitôt oublié, le voile des grands principes, liberté, laïcité, libération de la femme, etc., les éternels prétendants au titre de maître à penser ont livré, comme dans un test projectif, leurs prises de position inavouées sur le problème de l’immigration : du fait que la question patente – faut-il ou non accepter à l’école le port du voile dit islamique ? – occulte la question latente – faut-il ou non accepter en France les immigrés d’origine nord-africaine ? –, ils peuvent donner à cette dernière une réponse autrement inavouable. »

Pierre Bourdieu [B]


Creil 1989, l’affaire des foulards – 3. Le triomphe de l’extrême droite

Le Pen rafle la mise

Fin novembre 1989, l’affaire des « tchadors » change brutalement de configuration : le 26 novembre, le Front national obtient des scores records dans deux élections législatives partielles, à Dreux et à Marseille ; et le lendemain, le Conseil d’État, consulté par Lionel Jospin, rend son avis.

Après avoir répété pendant plusieurs jours combien la cohabitation était difficile entre « immigrés » et « Français », à Dreux comme à Marseille, TF1 et Antenne 2 s’étonnent au soir du premier tour des scores faramineux de l’extrême droite : 33 % à Marseille et 42 % à Dreux. C’est une « surprise » pour Gérard Carreyrou (TF1), « incroyable » pour Hervé Claude (A2). Sur le plateau du 20 heures d’Antenne 2, ce dernier, affirmant que les scores du FN s’expliquent « sans doute en raison des abstentions très élevées », tente d’évacuer la responsabilité de sa chaîne dans la montée en épingle de l’affaire de Creil : « Entre l’affaire du voile et l’affaire de Dreux, il ne faut pas faire d’amalgame : les deux affaires ne sont pas de même nature. Mais l’une comme l’autre font référence au problème de l’intégration des étrangers, et notamment des musulmans, en France [55]. »

Sur TF1, Gérard Carreyrou est ravi. Ces consultations électorales ont, selon lui, pour vertu de montrer à quel point l’« opinion » est sensible aux « problèmes de l’immigration » : ces scrutins sont le « révélateur des signes avant-coureurs des évolutions de l’opinion, analyse-t-il doctement. [Le FN] a manifestement engrangé le bénéfice des voiles islamiques […], de l’effet d’annonce de mosquées à Lyon et à Marseille et, plus généralement, de tous les signaux qui font ressurgir devant l’opinion l’acuité des problèmes d’immigration et d’intégration, ceux que l’on n’avait pas voulu ou pas osé poser dans toutes leurs dimensions. » Et Gérard Carreyrou de recommander des « réponses fortes, réalistes, largement comprises par l’opinion [56] ».

L’avis du Conseil d’État, le 27 novembre, indique qu’un élève ne peut être exclu pour des raisons strictement vestimentaires, mais uniquement pour des raisons comportementales. Les rédactions sont perplexes. « Chacun voit midi sa porte », constate TF1. « On est presque revenu au point de départ », regrette Antenne 2. Le principal de Creil campe sur ses positions, convaincu que le port du foulard est un comportement « extrêmement agressif ». Après avoir résisté, les élèves voilées de son collège, filles d’un couple marocain, finissent par retirer leur voile sous la pression des autorités marocaines [57].

Sans doute conscients des effets de la médiatisation dans cette affaire, les journalistes évacuent subitement les « tchadors » des écrans. Considérées comme « mortelles » quinze jours plus tôt, les menaces d’« infiltration intégriste » et de « manipulation iranienne » s’évaporent comme par enchantement. Les rédactions donnent enfin la parole à ceux et celles qu’elles n’avaient pas jugé bon d’interroger plus tôt. Le 30 novembre, le journal de 13 heures de TF1 se fend d’un reportage tout en nuances, retraçant l’évolution de l’islam à Roubaix depuis les années 1970 : « Un dossier important de Guilaine Chenu, pour comprendre tous les événements dont on parle tant en ce moment », conclut Jean-Pierre Pernaut. Antenne 2 invite Patrick Weil, spécialiste des politiques migratoires, qui insiste sur la nécessité de ne pas confondre « immigration » et « intégration ». « Il ne faut pas faire diversion en mettant sur le dos des immigrés ce qui ne les concerne pas seulement », insiste le chercheur [58].

Cette soudaine lucidité, que certains journalistes parviennent presque à transformer en remontrances adressées aux téléspectateurs, reste toutefois marginale. La mise en sourdine de la question islamo-laïque n’empêche pas les médias de poursuivre leur combat contre l’« immigration ». Les hebdomadaires soignent leurs couvertures : « Immigrés : l’heure de vérité », prévient L’Express, « Immigration : la ruée des clandestins », annonce Le Point. Et Le Nouvel Observateur, sur une photo du leader du FN, s’interroge naïvement : « Qui le fait monter [59] ? »

Jean-Marie Le Pen jubile. Avec plus de 60 % des voix, la candidate FN, Marie-France Stirbois, étrille la « coalition républicaine » unie contre elle au second tour des élections partielles de Dreux. Invité sur tous les plateaux, où il se félicite chaque fois de « cette affaire de foulard [qui] a permis de poser le vrai problème », le leader du Front national réclame, en vrac, un « référendum sur l’immigration », la dissolution de l’Assemblée nationale, le « retour » des immigrés arrivés en France après 1974 [60], et met en cause sur le plateau de La Cinq la nationalité française du secrétaire d’État chargé du Plan, Lionel Stoléru, de confession juive [61].

Dénonçant à juste titre l’antisémitisme du leader du Front national, les commentateurs et les responsables politiques, qui continuent à confondre « musulmans » et « étrangers », réclament des mesures d’urgence « pour l’intégration » et « contre l’immigration ». De Libération au Figaro, du Parti socialiste au RPR, la phrase de Laurent Fabius selon laquelle « Le Pen pose les bonnes questions, mais apporte les mauvaises réponses » devient presque une vérité d’évidence. Après avoir présenté un plan gouvernemental pour l’intégration, le Premier ministre Michel Rocard annonce sur TF1 que « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde [62] ». Jacques Chirac, pour qui « nous avons un phénomène de saturation », réclame la fermeture des frontières, la lutte contre les « clandestins », un référendum sur le vote des étrangers et la réforme du droit d’asile et du code de la nationalité [63] . Tançant les médias pour leur attitude sur l’affaire des foulards, « très mal ressentie par la population musulmane dans son ensemble », le président François Mitterrand estime dans une allocution télévisée que « le seuil de tolérance a été atteint dans les années 1970 [64] ».

Tout fonctionne finalement comme si les élections de Dreux, décrites parfois comme un « référendum » sur l’immigration [65], et les quelques sondages du moment, fort hostiles aux immigrés [66], résumaient l’opinion générale des Français. Pour TF1 par exemple, les 60 % obtenus par le FN au second tour des partielles de Dreux ne doivent pas être lus comme un résultat local et conjoncturel, mais comme reflétant le rapport de forces général dans la société française. Aussi la chaîne n’hésite-t-elle pas, le 8 décembre 1989, à l’occasion d’une émission spéciale intitulée L’immigration en questions, à inviter sur le plateau sept représentants de la « société civile » dont… quatre sont des sympathisants d’extrême droite [67]. « Voici le peuple », annonce fièrement Patrick Poivre d’Arvor à ses deux invités politiques, venus à la rencontre « des Français » : Jean-Marie Le Pen et Bernard Tapie. « Nous avons essayé, pour préparer cette émission, de faire notre métier le plus honnêtement possible, croyez-nous, et nous avons essayé de le faire aussi dans la dignité », précise le présentateur avant de laisser les deux démagogues s’étriper, au sens presque littéral du terme, pendant deux heures.

L’effet de souffle

Difficile de mesurer les effets de ces trois mois de surenchère. Si la plupart des journalistes réservent leur autocritique pour l’ambiance feutrée de leurs conférences de rédaction et se réfugient courageusement derrière l’« abstention » et l’« opinion », quelques-uns expriment de vagues remords. Le Nouvel Observateur, l’un des fers de lance de la croisade anti-voile, sent assez tôt le vent mauvais de l’extrême droite quand le débat commence à se focaliser sur les « immigrés ». « L’argument anti-islamique est de longue date un alibi commode qui habille de respectabilité la haine de l’Arabe et le refus de l’accueillir », reconnaît Jacques Julliard à la veille des élections de Dreux [68]. Analysant, dans les jours qui suivent, cette élection comme une « nouvelle bataille de Poitiers », Jean Daniel admet l’évidence : « On ne peut alarmer une nation et déplorer ensuite qu’elle s’alarme [69]. »

S’inquiétant de l’impact de l’affaire sur « les Français », les médias, qui réagissent comme si leur lectorat et leur public ne comptaient aucun musulman, s’intéressent assez peu à ses conséquences sur les « immigrés ». Il est pourtant vraisemblable que la polémique ait laissé quelques traces chez ceux qui ont été les premières victimes des inexactitudes, des erreurs, des interprétations frauduleuses élaborées au cours des semaines. Seuls quelques francs-tireurs, comme Hamadi Essid, représentant de la Ligue arabe à Paris et habitué à critiquer la logique médiatique, viendront remettre en cause les grilles de lecture imposées par le jeu politico-médiatique. Comment est-il possible, s’interroge-t-il à « Stars à la barre » le 17 novembre, qu’un député comme Nicolas Sarkozy, qui réclame sur le plateau l’interdiction des « tchadors », soit autorisé à étaler son inculture « à la télévision » ? Cette émission, conclut-il, est parfaitement « folklorique » pour les musulmans qui la regardent…

Autre illustration saisissante de l’auto-intoxication des journalistes : « L’Heure de vérité » consacrée au roi du Maroc, le 17 décembre 1989, aux termes de l’« affaire ». Diffusée en direct depuis le Palais royal de Rabat, l’émission est retransmise dans vingt-cinq pays d’Europe et du Maghreb. « Ce soir, ce n’est pas seulement l’avis du chef d’État que nous sollicitons, c’est aussi le jugement du commandeur des croyants », prévient le présentateur François-Henri de Virieu avant de présenter les éditorialistes qui s’apprêtent à interroger Hassan II : Alain Duhamel, Albert du Roy, Jean Daniel, etc.

Interrogé par Alain Duhamel sur les « foulards coraniques », Hassan II reste inter-loqué : « C’est la première fois que j’entends parler de foulards coraniques ! » Ne comprenant visiblement pas de quoi il est question, il menace d’émettre une fatwa pour interdire cette pratique dégradante consistant à… imprimer « les saintes écritures sur des tissus qui peuvent être souillés ». Mais Alain Duhamel est tellement persuadé que l’expression qu’il utilise depuis des semaines dans tous les journaux de France correspond à une réalité solide qu’il ne saisit pas le quiproquo.

Quelques minutes plus tard, c’est Jean Daniel qui pose les questions : revenant à son obsession, les femmes et l’islam, il met en cause l’« intégrisme » ou le « fondamentalisme ». Le « commandeur des croyants », qui se considère comme un musulman authentique, corrige le patron du Nouvel Observateur : « Nous sommes fondamentalistes. Mais, justement, le fondamentalisme nous interdit l’intégrisme. » Jean Daniel reste pantois.

Considérant la question du voile comme de la « désinformation », Hassan II ébranle ainsi à peu près toutes les certitudes des « grands journalistes » parisiens : « intégration », « laïcité », etc. Et les renvoie à son « très vieil ami, M. Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l’Académie française, pour lui demander des précisions » sémantiques. Au terme de l’émission, les éternels sondages indiqueront que « la religion islamique est inconciliable avec les lois françaises » pour 49 % des téléspectateurs. Commentaire du souverain : ces gens « ont fait un mur, c’est peut-être une incompréhension ».

La démonstration du roi du Maroc montre assez bien comment les journalistes français ont découpé la réalité sociale en fonction de leurs propres catégories. Favorisant systématiquement, pour les condamner, les interprétations les plus radicales (l’islam est étranger à la laïcité, la laïcité impose la neutralité des élèves, le foulard est un signe d’intégrisme), ils ont collectivement décrit un monde de confrontation. Comme si l’objectif ultime était de se rassurer eux-mêmes en se modelant un ennemi sur mesure.

À cet égard, la rédaction de TF1 fit preuve d’une certaine lucidité, dans les premiers temps de l’affaire, quand elle parlait de débat « fabriqué ». Dans la série de reportages axés sur les ravages de l’« hypermédiatisation », il faut relever celui qui s’intéressait aux conséquences de la polémique française en Algérie [70]. L’écrivain algérien Rachid Mimouni y était longuement interrogé : « Ce qui me semble particulièrement dangereux, c’est que le retentissement médiatique de cette affaire est de nature à conforter le discours d’un certain nombre d’intégristes religieux ici, chez nous […]. Pour raffermir les rangs de leurs militants, ils ont besoin de désigner un ennemi, selon une stratégie classique. Et ces intégristes-là présentent l’Occident comme l’ennemi de l’islam. Je vous laisse un petit peu imaginer ce que, à propos de cette affaire, on a pu raconter dans les mosquées ici, en Algérie, lors du prêche du vendredi. » La thèse du reporter est claire : les médias français font indirectement le jeu de l’intégrisme qui « existe aussi » (sic) en Algérie.

Réponse du berger à la bergère, la deuxième chaîne diffusera, une semaine plus tard, un reportage sur la question du voile en Algérie, avec une analyse toute différente : « En zone rurale, le port du foulard est directement lié au développement de l’intégrisme » et « dans les quartiers populaires, la pression de ceux que l’on appelle les Frères musulmans se fait parfois violemment sentir [71] ». Avec l’intensification de la polémique, les journalistes tairont la question de leur propre influence, validant ainsi l’idée plus confortable selon laquelle le développement de l’« intégrisme » est un phénomène strictement endogène à l’« islam », sans liens avec une quelconque interférence extérieure.

Si les chaînes de télévision calibrent leur discours pour des téléspectateurs qu’ils imaginent uniformément non-musulmans, ils savent pourtant pertinemment que les médias français sont très suivis dans les pays du Maghreb. La télévision française rencontre un succès croissant en Tunisie, au Maroc et en Algérie dans les mois qui précèdent le début de l’affaire de Creil. En Tunisie, à partir du 6 juin 1989, Antenne 2 est mise à disposition gratuitement sur le réseau hertzien, et vient ainsi faire concurrence aux chaînes de télévision locales. Au Maroc et en Algérie, à la même époque, la télévision française pénètre massivement dans les foyers grâce à la chute vertigineuse du coût des matériels de réceptions satellitaires. « Les nouveaux téléspectateurs maghrébins apprennent à vivre entre les réalités locales et les mythologies cathodiques occidentales », note Belkacem Mostefaoui, auteur d’une étude sur le sujet dans laquelle il relève un double mouvement d’attraction et de répulsion pour les images transmises par la télévision française. Le rejet, ajoute le chercheur, peut prendre la forme d’une « crispation violente » chez ceux qui voient « les chaînes de télévision françaises comme des vecteurs d’une nouvelle croisade [72] ». Les mouvements islamistes, en plein essor à la fin des années 1980 – le Front islamique du salut (FIS) naît en Algérie en mai 1989 – ne manqueront pas en effet de saisir l’occasion.

Thomas Deltombe


Notes

[ACet ouvrage est disponible dans la collection La Découverte Poche / Essais n°265, 11 €.

[BExtrait de cette page.

[55JT de 20 heures, Antenne 2, 27 novembre 1989.

[56JT de 20 heures, TF1, 27 novembre 1989.

[57Le roi Hassan II l’explique dans « L’Heure de vérité », sur Antenne 2, le 17 décembre 1989 : « Je leur ai fait demander personnellement, en temps que père de famille, par l’intermédiaire de mon ambassadeur, de vouloir bien cesser cette affaire dont elles étaient à l’origine sans le vouloir. Elles ont parfaitement compris et leurs parents aussi. »

[58JT de 13 heures, Antenne 2, 6 décembre 1989.

[59L’Express, 1er décembre 1989 ; Le Point, 4 décembre 1989 ; Le Nouvel Observateur, 7 décembre 1989

[60Le Figaro, 6 décembre 1989.

[61« Duel », La Cinq, 5 décembre 1989.

[62« Sept sur Sept », TF1, 3 décembre 1989.

[63« Sept sur Sept », TF1, 3 décembre 1989.

[64Allocution présidentielle, TF1, Antenne 2, 10 décembre 1989.

[65Valéry Giscard d’Estaing, Europe 1, 4 décembre 1989.

[66Par exemple, celui de Paris-Match, le 7 décembre 1989 : 68 % des Français pensent que le « seuil de tolérance » a été atteint.

[67Le micro-trottoir diffusé en préambule de l’émission et présenté comme l’avis des Français donne la même proportion : sept des neuf interviewés estiment qu’« il faut qu’ils fassent un effort pour qu’on les accepte », qu’il faut être « chacun chez soi », qu’il faut « les renvoyer dans leur pays », qu’« ils ne s’intègrent pas », qu’on ne devrait pas « payer les allocations à tous ces gens-là », etc.

[68Le Nouvel Observateur, 23 novembre 1989.

[69Le Nouvel Observateur, 7 décembre 1989.

[70JT de 20 heures, TF1, 26 octobre 1989.

[71JT de 20 heures, Antenne 2, 4 novembre 1989.

[72Belkacem MOSTEFAOUI, La Télévision française au Maghreb, L’Harmattan, Paris, 1996, pp. 193-194.


Suivre la vie du site  RSS 2.0 | le site national de la LDH | SPIP