200 enfants français prisonniers en Syrie.


article de la rubrique droits de l’Homme > les grandes déclarations
date de publication : dimanche 21 novembre 2021
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Adeline Hazan, contrôleure générale des lieux de privation de libertés et Malik Salemkour, président de la LDH, relaient l’alerte de cinq pédopsychiatres.


"Depuis bientôt trois, quatre ou cinq ans, deux cents enfants français sont prisonniers, avec leurs mères, dans des camps du nord-est syrien. Certains sont nés dans ces camps ; tous ou presque y sont entrés lorsqu’ils avaient moins de 6 ans. Ces enfants vivent sous des tentes de fortune, entourés de barbelés et de gardes armés, dans le froid et la boue. Ils ne sont ni scolarisés ni soignés, et ne bénéficient d’aucune prise en charge psychologique. Ils sont pourtant des victimes de guerre que la France abandonne en toute connaissance de cause dans ces « Guantanamo pour enfants ».

Les Etats-Unis, la Russie, le Kosovo, la Belgique, le Danemark, la Suède, la Finlande et bien d’autres pays ont fait le choix de rapatrier les enfants et leurs mères. « La situation en matière de sécurité humanitaire dans les camps s’est détériorée », a récemment asséné le ministre danois des affaires étrangères, Jeppe Kofod, pour justifier la décision du gouvernement de les rapatrier. Depuis des mois, les enfants français de Syrie regardent leurs camarades d’autres nationalités rentrer chez eux et les camps se vider : en deux ans, mille enfants ont été rapatriés. La France, elle, persiste à les laisser dépérir dans ces camps et, par là même, à les exposer au pire." Lire : [1]

P.-S.

Alors que plusieurs pays, dont les Etats-Unis, la Belgique et le Danemark, ont rapatrié ces enfants et leurs mères, les jeunes Français vont, eux, entamer leur troisième hiver en Syrie, où ils ne sont ni soignés ni scolarisés, rappellent cinq spécialiste de l’enfance, parmi lesquels Boris Cyrulnik et Marie-Rose Moro.


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