17 mai, journée internationale contre les Lgbt-Phobies


article de la rubrique discriminations > homosexuels
date de publication : lundi 17 mai 2021
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La haine anti-LGBT+ désigne toute manifestation de mépris, de rejet ou de haine envers une personne ou un groupe de personnes en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre.


"Le plan d’action national 2020-2023 met l’accent sur la lutte contre l’homophobie à l’école, et promeut des documents administratifs non « genrés ».

Parmi les 42 mesures du plan, figurent notamment :

*L’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires
*La facilitation de l’utilisation du prénom d’usage pour les personnes trans dans les documents administratifs non officiels pour les agents de la fonction publique comme pour les usagers
*L’élaboration d’un guide sur l’accueil des élèves et des étudiants trans à destination de l’ensemble du personnel de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur
*La lutte contre les thérapies dites « de conversion »
*La poursuite de l’adaptation des formulaires administratifs afin d’inclure les familles homoparentales
*Le développement de la formation continue des référents LGBT+ au sein des commissariats de police et des brigades de gendarmerie." [1]

(Pour en savoir plus https://www.dilcrah.fr/plan-national-dactions-pour-legalite-contre-la-haine-et-les-discriminations-anti-lgbt-2020-2023/#toggle-id-2]

"Le 18 mai 2020 est sorti le rapport annuel de SOS Homophobie sur les LGBTIphobies en France. (...) Ce rapport fait état de près de 2400 témoignages, en hausse de 26 %. Le 2nd plus haut nombre de témoignages après 2013, l’année du vote de la loi Taubira. Le ministère de l’Intérieur, lui, a indiqué avoir enregistré 1870 victimes d’infractions à caractère anti-LGBTI, c’est une augmentation de 36 % comparé à 2019.

Ces 2 chiffres illustrent une société française où les actes LGBTI demeurent nombreux, et où factuellement les témoignages des victimes augmentent." [2]


JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L’HOMOPHOBIE, LA TRANSPHOBIE ET LA BIPHOBIE (IDAHOTB) Communiqué commun dont la LDH est signataire

Lutter contre les LGBTQ2IA+phobies en accordant l’asile

Depuis 2005, chaque année est célébrée le 17 mai la Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, en hommage à la résolution de l’OMS qui, le 17 mai 1990, a supprimé l’homosexualité de la liste des troubles mentaux.

Dans le monde entier, la pandémie de Covid-19 aggrave les inégalités existantes, notamment celles fondées sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre et les caractéristiques sexuelles, avec des incidences souvent dévastatrices pour les personnes LGBTQ2IA+ qui comptent déjà parmi les plus marginalisées et les plus exclues.

Dans ce contexte, il est important de tenir tout particulièrement compte de la spécificité des personnes en demande d’asile qui font valoir une crainte de persécution en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

Plus de 40 pays dans le monde reconnaissent désormais que la persécution des personnes LGBTQ2IA+ peut constituer un motif valable d’asile au titre de la CONVENTION RELATIVE AU STATUT DES RÉFUGIÉS de 1951.

Les personnes qui fuient les discriminations et les violences homophobes, transphobes et biphobes subissent souvent de multiples persécutions, dans leurs pays d’origine mais également dans leurs pays d’accueil, y compris au sein de leur propre famille et communauté. En ce jour, nous appelons donc les autorités françaises à leur assurer une meilleure protection et à éliminer toutes les formes de violence et de discrimination en prenant plusieurs mesures :

Faciliter l’accès au statut de réfugié et à l’asile à toute personne persécutée ou craignant des persécutions en raison de son orientation sexuelle ou identité de genre ;
Éviter que des personnes en demande d’asile soient renvoyées dans un pays où leur vie ou leur liberté serait menacée en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre ;
Protéger les personnes LGBTQ2IA+ en demande d’asile contre toutes formes de violences ;
Supprimer ou mettre à jour la liste des “pays sûrs” afin de prendre en considération les violencesLGBTQ2IA+ et sexistes ;
Garantir l’accès à tous et à toutes, en particulier les personnes en demande d’asile et les réfugié-es LGBTQ2IA+, à tout moment, y compris dans les trois premiers mois suivant leur arrivée, à un haut niveau de protection sociale et de suivi médical ;
Renforcer les mesures visant à améliorer l’accès au droit d’asile pour les personnes LGBTQ2IA+, créer ou faciliter la délivrance de visas humanitaires pour les personnes LGBTQ2IA+ persécutées dans leur pays ;
Fournir un meilleur soutien psychologique aux personnes en demande d’asile et aux réfugié-es LGBTQ2IA+ confrontées à des traumatismes dus à leurs persécutions antérieures et à leur situation d’exil ;
Accroître l’efficacité des enquêtes et des sanctions pour les auteurs de violences et de discriminations à l’encontre de la communauté LGBTQ2IA+ ou des minorités ethniques, en particulier lorsqu’elles sont perpétrées par des agents de l’Etat.
Organisations signataires : ANKH (Arab Network for Knowledge about Human Rights) ; Famille au grand cœur ; Stop homophobie ; Initiative franco-égyptienne pour les droits et les libertés ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Solidarité internationale LGBTQI.

Paris, le 17 mai 2021


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